Jour 1 sur 3 · 6 heures · Niveau 1 Débutant

Comprendre et concevoir un programme de transferts

Objectifs du jour
  • Connaître le vocabulaire et les modalités.
  • Analyser les marchés et la faisabilité.
  • Calculer le montant du transfert.

1Pourquoi les transferts monétaires ?

L'assistance monétaire et par coupons (CVA, cash and voucher assistance) donne aux personnes les moyens d'acheter ce dont elles ont besoin sur les marchés locaux. Bien conçue, elle respecte leur dignité et leurs choix, soutient l'économie locale et coûte souvent moins cher à distribuer que l'aide en nature.

Elle ne convient pas partout : si les marchés ne fonctionnent pas, si les prix flambent ou si les risques de protection sont trop élevés, l'aide en nature ou un mélange des deux peut être préférable.

2Les modalités

  • Espèces sans restriction : utilisables librement ; souvent sous forme d'assistance monétaire à usages multiples (MPCA), calculée pour couvrir une partie des besoins essentiels.
  • Coupons : échangeables chez des commerçants sélectionnés, en valeur (un montant) ou en produits (des articles précis) ; ils limitent les choix mais permettent de garantir la qualité ou le type de produits.
  • Transferts conditionnels : versés si une action est réalisée (par exemple « argent contre travail » ou reconstruction d'un abri par étapes).
  • Restriction (sur quoi l'argent peut être dépensé) et condition (ce qu'il faut faire pour le recevoir) sont deux choses différentes.

3Analyse des marchés et faisabilité

Avant de choisir, on vérifie :

  • Les marchés : les produits essentiels sont-ils disponibles, en quantité, à des prix stables ? Les commerçants peuvent-ils se réapprovisionner si la demande augmente ? Des outils existent comme le RAM (évaluation rapide des marchés) ou EMMA.
  • L'accès : les personnes peuvent-elles aller au marché en sécurité, y compris les femmes, les personnes âgées ou handicapées ?
  • Les mécanismes de paiement : argent mobile, cartes prépayées, banques, agents de paiement, distribution directe d'espèces.
  • Les risques : inflation, détournement, vols, tensions dans les foyers ou avec les communautés hôtes, risques sur les données personnelles.
  • Les préférences des personnes et l'acceptation par les autorités.

4Fixer le montant

Le montant part du panier de dépenses minimum (MEB, minimum expenditure basket) : ce qu'un ménage doit dépenser par mois pour couvrir ses besoins essentiels (nourriture, loyer, eau, hygiène, transport…). Il est souvent fixé avec le groupe de travail cash du pays pour que toutes les organisations utilisent des montants cohérents.

On calcule l'écart entre le MEB et ce que le ménage peut déjà couvrir, puis on fixe un montant selon l'objectif et le budget. Exemple : MEB de 250 dollars, ménage qui couvre 100 dollars : écart de 150 dollars ; le programme peut couvrir tout ou partie de cet écart. Le montant est revu si les prix changent fortement.

Cours approfondi

Méthodes détaillées, exemple complet, outils, erreurs fréquentes et questions d'entretien.

5L'analyse de réponse : la méthode complète, de l'évaluation au choix de modalité

Le choix entre espèces, coupons, aide en nature ou combinaison ne se fait pas en fonction des préférences de l'organisation ni des habitudes du bailleur. Il résulte d'une analyse de réponse documentée, qui croise les besoins, les marchés, les risques, les capacités et les préférences des personnes affectées. Le Grand Bargain (2016) a fait de l'augmentation de l'usage des transferts monétaires un engagement collectif, et la question posée par la plupart des bailleurs est désormais « pourquoi pas des transferts monétaires ? » : si l'on choisit une autre modalité, il faut pouvoir le justifier. Le manuel Sphère (2018) traite la question dans sa partie consacrée à l'assistance fournie par l'intermédiaire des marchés, et le réseau CALP propose une boîte à outils sur la qualité des programmes qui structure la démarche.

Les sept étapes et leur calendrier

Dans une réponse à une crise soudaine, l'ensemble de la démarche doit tenir en deux à quatre semaines ; dans une crise prolongée, on dispose de six à dix semaines et l'analyse peut être plus fine. Les étapes ci-dessous peuvent se chevaucher, mais aucune ne doit être sautée.

  1. Rassembler l'existant (jours 1 à 3) : aperçu des besoins humanitaires (HNO), analyses IPC, rapports du groupe de travail transferts monétaires (CWG), suivis conjoints des prix, évaluations multisectorielles (MSNA), données des opérateurs de téléphonie et de la banque centrale sur l'inclusion financière. Une bonne partie de l'information existe déjà ; la collecter évite de multiplier les enquêtes auprès des mêmes ménages.
  2. Analyser les besoins et leur nature (jours 2 à 7) : quels besoins sont prioritaires, lesquels peuvent être satisfaits par un achat sur le marché (nourriture, loyer, hygiène, combustible) et lesquels ne le peuvent pas (vaccination, eau potable si le réseau est détruit, protection spécialisée). Cette distinction détermine la part de la réponse qui peut, théoriquement, passer par les transferts.
  3. Évaluer les marchés (jours 3 à 10) : disponibilité, prix, capacité de réponse des commerçants, accès physique et social (voir la section suivante).
  4. Évaluer les mécanismes de paiement (jours 3 à 10, en parallèle) : couverture du réseau mobile, densité d'agents, liquidité, cadre réglementaire (exigences d'identification des clients), banques et institutions de microfinance, sociétés de transfert, expérience des autres organisations.
  5. Analyser les risques (jours 5 à 12) : risques pour les personnes (sécurité, protection, tensions intra-familiales, exploitation), pour le programme (détournement, fraude, inflation) et pour l'organisation (réputation, sanctions, conformité). Chaque risque est confronté à des mesures d'atténuation réalistes.
  6. Consulter les personnes affectées (en continu) : groupes de discussion séparés par sexe et par âge, entretiens avec des personnes handicapées, des personnes âgées, des ménages dirigés par des femmes ou des adolescents. On demande les préférences, mais aussi les raisons de ces préférences, qui sont souvent plus informatives que la préférence elle-même.
  7. Comparer les options et décider (jours 10 à 15) : matrice de comparaison, discussion en équipe pluridisciplinaire (programme, finances, logistique, sécurité, MEAL), validation par la direction et présentation au CWG.

Une analyse de réponse n'aboutit pas à « cash » ou « pas cash ». Elle aboutit à une combinaison justifiée : quelle modalité, pour quel besoin, pour quel groupe, avec quel mécanisme de paiement, à quelle valeur, pour quelle durée, et avec quelles conditions de révision.

Qui fait quoi

FonctionContribution à l'analyse de réponse
Chargé(e) de programme ou coordinateur cashPilote la démarche, rédige l'analyse, arbitre entre les options et présente la recommandation.
Analyste marchés ou chargé(e) sécurité alimentaireConduit l'évaluation des marchés et le suivi des prix ; calcule l'effet de l'injection d'argent sur la demande.
FinancesÉvalue les prestataires de paiement, les frais, les risques de change, les flux de trésorerie et les contrôles.
Logistique et achatsChiffre l'option en nature (coûts de transport, de stockage, délais) pour permettre une comparaison honnête.
SécuritéAnalyse les risques liés aux points de paiement, aux mouvements d'argent et à la visibilité.
Protection et redevabilitéApporte l'analyse des risques de protection, des barrières d'accès et organise les consultations.
MEALConçoit les outils de collecte, garantit la qualité des données et prépare les indicateurs de référence.

La matrice de comparaison des modalités

Une matrice de comparaison est un outil d'aide à la décision, pas un calcul automatique. Chaque critère est noté (par exemple de 1 à 3) et accompagné d'une justification écrite. Les pondérations doivent être fixées avant la notation, pour éviter d'ajuster les poids au résultat souhaité.

CritèreQuestions clésSources
Pertinence pour les besoinsLa modalité permet-elle de couvrir les besoins prioritaires identifiés ?Évaluation des besoins, MSNA
Fonctionnement des marchésLes produits sont-ils disponibles, à des prix stables, et les commerçants peuvent-ils répondre à une hausse de la demande ?Évaluation des marchés, suivi des prix
Accès des personnesDistance, sécurité, coût du trajet, barrières pour les femmes, les personnes âgées ou handicapées ?Consultations, analyse de protection
Mécanismes de paiementExiste-t-il un prestataire fiable, couvrant la zone, avec des liquidités suffisantes ?Cartographie des prestataires
Risques et atténuationLes risques sont-ils maîtrisables avec des mesures réalistes ?Registre des risques
PréférencesQue préfèrent les personnes, et pourquoi ? Les préférences diffèrent-elles selon le sexe ou l'âge ?Groupes de discussion
EfficienceQuel est le coût total par unité de valeur reçue par le ménage ?Budgets comparés
RapiditéEn combien de temps la première assistance peut-elle atteindre les ménages ?Prestataires, logistique
Effets sur l'économie localeLa modalité soutient-elle ou perturbe-t-elle les commerçants et producteurs locaux ?Évaluation des marchés
AcceptationAutorités, communautés hôtes, leaders : y a-t-il des oppositions et peuvent-elles être levées ?Entretiens avec les acteurs clés

Restrictions et conditions : quand les justifier

Une restriction (un coupon alimentaire, par exemple) ou une condition (argent contre travail, versements par étapes pour la reconstruction) réduit la liberté de choix des ménages et augmente les coûts de mise en œuvre. Elle doit donc être justifiée par un objectif précis : garantir la qualité nutritionnelle d'un régime pour des femmes enceintes, assurer que les matériaux de construction respectent des normes de sécurité, éviter l'achat de produits dangereux. « Nous craignons que les gens dépensent mal l'argent » n'est pas une justification recevable : les évaluations disponibles, synthétisées notamment par le réseau CALP et l'ODI, montrent que la part des transferts consacrée à des « biens tentants » (alcool, tabac) est marginale. Si le seul objectif est de couvrir des besoins alimentaires, une assistance sans restriction ciblée sur la sécurité alimentaire produit en général des résultats comparables sur la consommation, pour un coût moindre.

6Évaluer les marchés sur le terrain : outils, échantillonnage et seuils de décision

L'évaluation des marchés répond à une question précise : le marché peut-il fournir, à des prix raisonnables et sans effets négatifs majeurs, les biens et services dont les personnes ont besoin, si on leur donne de l'argent pour les acheter ? Le réseau CALP a publié en 2017 un Minimum Standard for Market Analysis (MISMA) qui fixe six standards : préparation de l'analyse, choix des méthodes, collecte des données, analyse, partage des résultats et recommandations. Il ne s'agit pas d'être exhaustif, mais d'être proportionné et explicite sur les limites.

Choisir l'outil adapté

OutilUsageDurée indicativePoints forts et limites
RAM (évaluation rapide des marchés, ICRC)Premiers jours d'une crise soudaine3 à 5 joursRapide, centré sur la disponibilité et les prix ; peu d'analyse des systèmes de marché.
MAG (guide d'analyse des marchés, ICRC)Analyse plus approfondie après la phase aiguë2 à 4 semainesCouvre l'offre, la demande et les acteurs ; demande des compétences en économie.
EMMA (Emergency Market Mapping and Analysis)Analyse d'un ou plusieurs systèmes de marché critiques2 à 3 semainesCartographie des chaînes d'approvisionnement, comparaison avant et après la crise ; lourd pour plusieurs produits.
PCMMA (analyse pré-crise des marchés)Préparation dans les zones à risque récurrent3 à 6 semainesPermet de décider à l'avance ; doit être actualisée régulièrement.
MSMA (analyse multisectorielle des marchés, UNHCR et partenaires)Programmes à usages multiples2 à 4 semainesCouvre plusieurs secteurs (alimentation, abris, hygiène, loyers) ; adapté au MEB.
JMMI (initiative conjointe de suivi des marchés, souvent coordonnée avec le CWG)Suivi régulier des prix et de la disponibilitéMensuelDonnées comparables entre zones ; nécessite une coordination entre organisations.

Méthode pas à pas pour une évaluation rapide

  1. Choisir les produits et services critiques : ceux qui composent le panier de besoins prioritaires (céréales, légumineuses, huile, savon, combustible, loyer, eau). Limitez-vous à 10 à 20 articles, avec des spécifications précises (« farine de maïs, sac de 25 kg, qualité standard »), sinon les prix ne sont pas comparables.
  2. Cartographier les marchés : marchés de détail fréquentés par les personnes ciblées, marchés de gros qui les approvisionnent, routes et points de passage. Notez les distances et les temps de trajet, y compris à pied.
  3. Échantillonner les commerçants : pour un suivi de prix, au moins trois à cinq relevés par article et par marché ; pour une évaluation des capacités, des entretiens avec les principaux grossistes (souvent peu nombreux, il faut tous les voir) et un échantillon de détaillants de différentes tailles. Les commerçants de l'échantillon doivent inclure des femmes commerçantes et des commerçants des communautés déplacées s'ils existent.
  4. Collecter : prix actuels et avant la crise, stocks disponibles en jours de vente, délai de réapprovisionnement, sources d'approvisionnement, contraintes (crédit, transport, sécurité, taxes informelles), capacité déclarée à augmenter les volumes de 25 %, 50 % ou 100 % et dans quel délai.
  5. Interroger les ménages : où achètent-ils, à quel coût de trajet, rencontrent-ils des obstacles (discrimination, insécurité, horaires), utilisent-ils déjà le crédit chez les commerçants ?
  6. Analyser : comparer la demande additionnelle créée par le programme avec la capacité de réponse du marché, analyser la concurrence (un marché dominé par deux grossistes est exposé à des hausses de prix spéculatives), et identifier les goulots d'étranglement.
  7. Restituer : partager les résultats avec le CWG et les clusters, et rendre publiques les données de prix agrégées.

Les indicateurs de décision

IndicateurSignal favorable aux transfertsSignal d'alerte
Disponibilité des articles critiquesDisponibles dans plus de 80 % des points de vente observésRuptures fréquentes ou articles absents de plusieurs marchés
Évolution des prix depuis la criseHausse modérée et stabilisationHausse continue de plus de 20 à 25 % en un mois, ou forte volatilité
Délai de réapprovisionnementMoins d'une semaine, sources multiplesPlus de deux semaines, source unique, route coupée
Capacité déclarée à augmenter les volumesAugmentation de 50 % possible en deux semainesPas d'augmentation possible sans crédit ou transport supplémentaire
ConcurrenceNombreux commerçants, aucun ne domineDeux ou trois acteurs contrôlent l'essentiel de l'approvisionnement
Accès physique et socialTrajet de moins d'une heure, sûr pour tous les groupesInsécurité, couvre-feu, discriminations à l'encontre des déplacés

Ces seuils sont indicatifs : ils servent à structurer la discussion et doivent être adaptés au contexte. Un marché qui présente des signaux d'alerte n'exclut pas les transferts : il peut appeler des mesures d'appui aux marchés (crédit aux commerçants, réhabilitation d'une route, appui au transport) ou une combinaison avec l'aide en nature pour certains produits.

Estimer l'effet de l'injection d'argent

Le calcul est simple et souvent oublié. On multiplie le nombre de ménages par la valeur du transfert et par la part qui sera dépensée dans chaque catégorie (estimée à partir des données de dépenses), puis on compare le résultat au volume des ventes habituelles du marché. Si le programme représente une hausse de la demande de 10 à 20 % sur un produit et que les commerçants déclarent pouvoir augmenter leurs volumes de 50 %, le risque inflationniste est faible. Si l'injection représente l'équivalent de la totalité des ventes mensuelles d'un petit marché isolé, il faut étaler les paiements, élargir la zone d'approvisionnement ou combiner les modalités.

Un marché qui fonctionnait avant la crise n'est pas forcément un marché qui fonctionne après. Comparez toujours la situation de référence et la situation actuelle, et tenez compte de la saison : un marché en période de soudure n'a pas la même capacité qu'au moment des récoltes.

7Construire le panier de dépenses minimum et calculer la valeur du transfert

Le panier de dépenses minimum (MEB) est la pierre angulaire d'un programme d'assistance monétaire à usages multiples. Il est en général construit collectivement au sein du CWG, avec les clusters sectoriels, puis validé par le groupe de coordination intersectorielle. Une organisation qui calcule seule son propre MEB, différent de celui du CWG, crée des écarts entre ménages voisins, des tensions et des difficultés de coordination : elle doit avoir de très bonnes raisons de le faire et les documenter.

Trois approches pour définir le contenu

  • L'approche par les standards ou par les droits : on part des normes sectorielles (Sphère, standards nationaux) pour définir les quantités nécessaires, puis on les valorise au prix du marché. Par exemple, une ration couvrant 2 100 kilocalories par personne et par jour, 15 litres d'eau par personne et par jour, 250 grammes de savon de toilette et 200 grammes de savon pour la lessive par personne et par mois, un logement offrant au moins 3,5 mètres carrés de surface couverte par personne.
  • L'approche par les dépenses observées : on analyse les dépenses réelles des ménages (enquêtes de dépenses), on identifie un groupe de référence (souvent les ménages qui couvrent juste leurs besoins essentiels sans recourir à des stratégies d'adaptation négatives) et on prend leur niveau de dépenses comme référence.
  • L'approche hybride, la plus fréquente : les postes alimentaires et d'hygiène sont calculés par les standards, les postes comme le loyer, le transport, la santé ou l'éducation par les dépenses observées. La méthode retenue pour chaque poste doit être écrite.

MEB, SMEB et panier sectoriel

Beaucoup de pays distinguent le MEB, qui couvre l'ensemble des besoins essentiels, et un panier de survie (SMEB), qui ne couvre que les besoins vitaux (alimentation, eau, hygiène de base, abri, énergie). Le SMEB sert souvent de référence pour fixer la valeur de transfert lorsque les budgets sont limités, ou de seuil pour définir la vulnérabilité extrême. Certains clusters calculent aussi un panier sectoriel (par exemple un panier abri pour un appui au loyer) : il faut éviter de cumuler un transfert sectoriel et un transfert à usages multiples qui couvrent le même poste.

La méthode de calcul pas à pas

  1. Définir la taille de ménage de référence : on prend en général la taille moyenne des ménages ciblés (souvent cinq à sept personnes), puis on prévoit une échelle selon la taille.
  2. Lister les postes et les quantités : pour chaque poste, quantité mensuelle et spécification du produit.
  3. Valoriser : prix médian issu du suivi des prix (de préférence le JMMI), sur plusieurs marchés, avec un mois de référence clairement indiqué. La médiane est préférée à la moyenne, qui est sensible aux valeurs extrêmes.
  4. Totaliser par poste, puis le MEB complet et le SMEB.
  5. Estimer la capacité des ménages : revenus réguliers, transferts de proches, production propre. On ne compte pas comme une ressource ce qui provient de stratégies d'adaptation négatives (dettes, vente d'actifs productifs, travail des enfants, réduction des repas).
  6. Calculer l'écart : MEB moins capacité moyenne, éventuellement moins l'assistance déjà reçue par d'autres canaux (rations en nature, prise en charge du loyer).
  7. Fixer la valeur de transfert : selon l'objectif (couvrir tout l'écart, une part de l'écart, le SMEB), le budget et la recommandation du CWG. Arrondir à une valeur facile à comprendre et compatible avec les billets disponibles ou les montants des retraits.
  8. Prévoir la révision : seuil de déclenchement, fréquence de révision, source des prix, procédure de validation.

Les ajustements à ne pas oublier

  • Taille du ménage : les coûts n'augmentent pas de façon proportionnelle (le loyer ne double pas avec le nombre de personnes). On utilise souvent des tranches (1 à 3 personnes, 4 à 6, 7 et plus) ou une valeur fixe plus une valeur par personne supplémentaire, avec un plafond.
  • Frais d'accès : coût du transport jusqu'au point de paiement, frais de retrait facturés par l'agent. Si le ménage doit les payer, il ne reçoit pas la valeur prévue ; ces frais sont donc soit pris en charge par le programme dans le contrat avec le prestataire, soit ajoutés à la valeur.
  • Coûts ponctuels : un transfert initial plus élevé peut couvrir des besoins non récurrents (ustensiles, couvertures, caution de loyer), distinct du transfert mensuel.
  • Variations géographiques : si les prix varient de plus de 15 à 20 % entre zones, des valeurs différenciées peuvent se justifier, au prix d'une complexité accrue et de risques de tensions.
  • Monnaie : dans les contextes de forte inflation ou de taux de change multiples, la monnaie de calcul et de paiement doit être décidée explicitement (voir le jour 3).

La valeur de transfert n'est pas le MEB. Le MEB mesure un besoin ; la valeur de transfert est une décision de programme qui tient compte de la capacité des ménages, de l'objectif, du budget et de la coordination. Confondre les deux conduit soit à surestimer les besoins, soit à promettre une couverture que le programme n'assure pas.

8Exemple complet : programme à usages multiples pour 4 800 ménages déplacés à Saraba

Contexte fictif : à la suite d'affrontements dans la province de Mékandi, environ 4 800 ménages déplacés se sont installés dans la ville de Saraba, chez des familles d'accueil ou en location dans les quartiers périphériques. L'ONG fictive « Solidarité Mékandi » dispose d'un financement de 2,1 millions de dollars pour une réponse de six mois. Le CWG de Saraba existe depuis deux ans et publie un suivi mensuel des prix.

Étape 1 : analyse de réponse

L'évaluation rapide des marchés porte sur quatre marchés de détail et deux grossistes. Les céréales, légumineuses et l'huile sont disponibles dans 92 % des points de vente observés. Les prix ont augmenté de 11 % depuis l'arrivée des déplacés puis se sont stabilisés. Les grossistes déclarent pouvoir augmenter leurs volumes de 40 % en deux semaines. Deux opérateurs de téléphonie couvrent l'ensemble des quartiers, avec 64 agents d'argent mobile ; 71 % des ménages déplacés possèdent au moins un téléphone, mais seulement 38 % des femmes cheffes de ménage disposent d'une carte SIM enregistrée à leur nom. Dans les groupes de discussion, 78 % des participants préfèrent recevoir de l'argent, principalement pour payer le loyer, qui ne peut pas être couvert par une aide en nature.

Critère (poids)Espèces sans restrictionCoupons alimentairesAide en nature
Pertinence pour les besoins (25 %)3 : couvre loyer, alimentation, hygiène2 : alimentation seulement1 : pas de loyer
Marchés (20 %)33sans objet (3)
Accès et protection (15 %)2 : écart d'accès aux SIM pour les femmes2 : nombre limité de commerçants2 : distributions visibles
Mécanisme de paiement ou de livraison (15 %)32 : réseau de commerçants à créer2 : entrepôt à louer
Préférences (10 %)311
Efficience (15 %)321
Score pondéré2,852,101,70

Décision : assistance monétaire à usages multiples par argent mobile, avec une alternative (paiement en espèces par un agent sous contrat) pour les ménages sans téléphone ou sans pièce d'identité, et un appui à l'enregistrement des cartes SIM au nom des femmes cheffes de ménage.

Étape 2 : construction du MEB (ménage de six personnes, prix médians du mois de référence)

PosteBase de calculCoût mensuel (USD)Inclus dans le SMEB
AlimentationPanier de 2 100 kcal par personne et par jour : 12 kg de farine de maïs, 1,8 kg de haricots, 0,9 litre d'huile, 0,6 kg de sucre, 0,15 kg de sel par personne, plus légumes et condiments ; 13,82 USD par personne83Oui
LoyerMédiane des loyers d'une pièce dans les quartiers d'accueil (dépenses observées)45Oui
Eau15 litres par personne et par jour, soit 2,7 m³ par mois au prix des kiosques6Oui
Hygiène450 g de savon par personne et par mois, protections menstruelles, articles de base9Oui
Énergie de cuissonCharbon de bois, consommation observée12Oui
TransportDépenses observées8Non
CommunicationCrédit téléphonique minimum4Non
SantéDépenses de santé à la charge des ménages, dépenses observées7Non
ÉducationFournitures et frais de scolarité, dépenses observées6Non
Vêtements et remplacement d'articles ménagersDépenses observées, lissées sur l'année5Non
TotalMEB : 185SMEB : 155

Étape 3 : calcul de l'écart et de la valeur de transfert

L'enquête auprès des ménages montre que les ménages déplacés ciblés couvrent en moyenne 70 USD par mois par leurs propres moyens (travail journalier, petits commerces), sans compter les dettes. L'écart moyen par rapport au MEB est donc de 185 moins 70, soit 115 USD. Le CWG recommande une valeur de transfert égale à l'écart moyen arrondi, avec trois tranches par taille de ménage.

Taille du ménagePart des ménages ciblésNombre de ménagesValeur mensuelle (USD)Coût mensuel (USD)
1 à 3 personnes20 %9607067 200
4 à 6 personnes55 %2 640115303 600
7 personnes et plus25 %1 200150180 000
Total100 %4 800moyenne 114,75550 800

Étape 4 : budget, durée et ratio d'efficience

Le budget disponible est de 2,1 millions de dollars. Les coûts de mise en œuvre (personnel, enregistrement, suivi post-distribution, ligne de plaintes, véhicules, part des coûts de structure) sont estimés à 330 000 USD. Les frais du prestataire de paiement, négociés à 1,8 % de la valeur transférée et incluant les frais de retrait, sont pris en charge par le programme. Le calcul de la durée possible est le suivant : valeur disponible pour les transferts et les frais = 2 100 000 moins 330 000 = 1 770 000 USD ; coût mensuel incluant les frais = 550 800 multiplié par 1,018, soit 560 714 USD ; durée possible = 3,16 mois.

L'équipe fait face à un arbitrage : trois mois de couverture complète pour 4 800 ménages, ou une couverture plus longue pour moins de ménages. Les données de vulnérabilité montrent que 2 900 ménages présentent un score de consommation alimentaire pauvre ou limite et un recours fréquent à des stratégies d'adaptation de crise. L'équipe propose finalement trois mois pour les 4 800 ménages (1 652 400 USD de transferts, 29 743 USD de frais) puis trois mois supplémentaires pour les 2 900 ménages les plus vulnérables si un financement complémentaire est obtenu, avec une recherche active de ce financement auprès du fonds humanitaire du pays. Le reliquat de 87 857 USD est affecté à une réserve d'ajustement des valeurs en cas de hausse des prix.

Ratio entre la valeur transférée et le coût total sur trois mois : 1 652 400 divisé par 2 012 143 (transferts, frais et coûts de mise en œuvre), soit environ 82 %. Ce ratio, présenté au bailleur, est cohérent avec les programmes comparables du CWG.

Étape 5 : règles de révision

  • Le MEB est recalculé chaque mois à partir du suivi conjoint des prix.
  • Si le coût du MEB augmente de plus de 15 % par rapport au mois de référence pendant deux mois consécutifs, l'organisation propose au CWG une révision de la valeur ; la décision est harmonisée entre les organisations.
  • La réserve d'ajustement permet d'absorber une hausse de 10 % pendant environ un mois et demi ; au-delà, une modification de l'accord avec le bailleur est demandée.

Le raisonnement documenté compte autant que le résultat. Un évaluateur ou un auditeur doit pouvoir retrouver, pour chaque chiffre, la source, la date, la méthode et la personne qui l'a validé.

9Variations selon le contexte, erreurs fréquentes et attentes des bailleurs

Adapter la conception au contexte

ContexteCe qui change dans la conception
Crise soudaine (inondation, séisme, déplacement massif)Analyse de réponse en deux à trois semaines maximum, en s'appuyant sur les analyses pré-crise et les accords-cadres avec des prestataires signés en préparation. Premier transfert souvent forfaitaire, sur la base d'un MEB provisoire, révisé après un mois. Les marchés peuvent être perturbés : suivi des prix hebdomadaire les premières semaines.
Crise prolongéeAnalyse plus fine, MEB établi par le CWG, articulation avec les filets sociaux nationaux, attention aux effets de dépendance et à la durée. Les transferts peuvent s'accompagner d'appuis aux moyens d'existence (« cash plus »).
CampMarchés souvent limités et dominés par quelques commerçants : risque de hausse de prix et de position dominante. Les coupons ou des foires peuvent compléter les espèces. L'enregistrement s'appuie sur les données de gestion du camp, avec des précautions sur le partage.
Milieu urbainLe loyer devient le premier poste de dépense ; populations dispersées et difficiles à identifier ; forte présence de services financiers ; risque d'expulsions et de hausse des loyers liée à l'assistance.
Gestion à distanceVérification par des tiers, suivi téléphonique, procédures plus strictes de séparation des tâches, choix de mécanismes de paiement offrant une traçabilité électronique.
Forte insécurité ou présence de groupes armésÉviter les distributions physiques prévisibles ; analyser les risques de taxation par des groupes armés ; vérifier les exigences de sanctions et de lutte contre le financement du terrorisme ; préférer des montants plus faibles et plus fréquents si le risque de vol est élevé.
Partenaire local à faible capacitéPartage clair des rôles : le partenaire peut conduire le ciblage et la redevabilité communautaire, tandis que le contrat avec le prestataire et la réconciliation restent, au début, partagés ou appuyés. Un plan de renforcement des capacités assorti d'étapes permet un transfert progressif de responsabilités.

Erreurs fréquentes et comment les éviter

  • Choisir la modalité avant l'analyse, puis rédiger une analyse qui justifie le choix. Les évaluateurs le repèrent vite : l'analyse ne contient aucune option sérieusement comparée. Remède : rédiger la matrice de comparaison avec les poids fixés au départ et la faire relire par une personne extérieure au projet.
  • Calculer un MEB isolé, différent de celui du CWG. Remède : partir du MEB commun et documenter tout écart.
  • Oublier les frais d'accès (trajet, frais de retrait, perte au change). Les ménages reçoivent alors moins que prévu, et le suivi post-distribution le révèle trop tard.
  • Ignorer les écarts d'accès aux services financiers entre hommes et femmes, ou pour les personnes sans pièce d'identité, les personnes âgées, les personnes handicapées. Remède : intégrer ces données dès l'analyse et prévoir des alternatives.
  • Sous-estimer le loyer en ville et ne pas anticiper les hausses de loyer provoquées par l'assistance elle-même.
  • Fixer une valeur sans règle de révision : quand l'inflation arrive, l'organisation improvise et les écarts entre organisations se creusent.
  • Comparer des coûts non comparables : le coût d'une aide en nature doit inclure le transport, l'entreposage, les pertes et le personnel logistique, sinon la comparaison d'efficience est faussée.

Ce que regardent les bailleurs et les évaluateurs

  • ECHO : la politique thématique de la DG ECHO sur les transferts monétaires et sa note d'orientation sur les transferts à grande échelle demandent une justification de la modalité fondée sur une analyse de réponse, une préférence pour l'assistance à usages multiples sans restriction lorsque c'est pertinent, une recherche d'efficience et la séparation claire entre la valeur transférée et les coûts de mise en œuvre. Les programmes de grande taille sont encouragés à mutualiser l'enregistrement, le mécanisme de paiement et le suivi.
  • BHA (gouvernement des États-Unis) : les lignes directrices de candidature pour l'assistance d'urgence demandent une justification de la modalité, une analyse des marchés, la méthode de calcul de la valeur de transfert et les mesures de gestion des risques.
  • FCDO : attention portée au rapport coût-efficacité (« value for money »), à la redevabilité et aux mesures contre la fraude.
  • Agences des Nations unies et fonds humanitaires communs : alignement sur les orientations du CWG et du plan de réponse, valeurs de transfert harmonisées, contribution aux bases de données conjointes de suivi.
  • Évaluateurs (critères du CAD de l'OCDE et guides de l'ALNAP) : pertinence de la modalité au regard des besoins et des préférences, efficience documentée, coordination, prise en compte du genre et de l'inclusion, effets sur les marchés.

Un dossier d'analyse de réponse solide contient : la matrice de comparaison avec ses justifications, le rapport d'évaluation des marchés, la cartographie des prestataires, le registre des risques, la synthèse des consultations, le calcul du MEB et de la valeur de transfert, et la note de décision signée.

10Questions d'entretien et références clés

Questions d'entretien

1. « Comment décidez-vous si les transferts monétaires sont appropriés dans un contexte donné ? »

Une bonne réponse décrit une analyse de réponse structurée : besoins et leur nature, fonctionnement des marchés et capacité de réponse des commerçants, mécanismes de paiement disponibles, risques et mesures d'atténuation, préférences des personnes, coûts comparés. Elle précise que le résultat peut être une combinaison de modalités et que la décision est coordonnée avec le CWG. Elle mentionne un exemple concret tiré de son expérience.

2. « Quelle est la différence entre MEB, SMEB et valeur de transfert ? »

Le candidat explique que le MEB mesure le coût des besoins essentiels, que le SMEB se limite aux besoins vitaux, et que la valeur de transfert est une décision qui tient compte de la capacité des ménages, de l'objectif, du budget et de l'harmonisation. Il cite les approches de construction (standards, dépenses observées, hybride) et l'importance des règles de révision.

3. « Les prix ont augmenté de 25 % pendant votre évaluation. Que faites-vous ? »

Une réponse solide distingue un pic ponctuel d'une tendance, recommande un suivi des prix plus fréquent, analyse les causes (rupture d'approvisionnement, spéculation, dépréciation de la monnaie), envisage des mesures d'appui aux marchés, une combinaison de modalités ou un étalement des paiements, et prévoit une règle de révision de la valeur discutée avec le CWG.

4. « Pourquoi ne pas utiliser des coupons alimentaires partout, puisque l'objectif est la sécurité alimentaire ? »

Le candidat explique que la restriction doit être justifiée par un objectif précis, que les ménages ont aussi d'autres besoins essentiels qu'ils couvriraient en revendant ou en échangeant les coupons, que les coupons coûtent plus cher à gérer et limitent la concurrence entre commerçants. Il reconnaît les situations où les coupons se justifient (qualité nutritionnelle, produits spécifiques, marché dominé par quelques acteurs).

5. « Comment prendre en compte le genre dans la conception d'un programme de transferts ? »

Une bonne réponse évoque l'analyse des écarts d'accès aux téléphones, aux cartes SIM et aux pièces d'identité, la question du destinataire désigné dans le ménage, les risques de tensions intra-familiales, les consultations séparées, le choix des points de paiement et des horaires, et le suivi désagrégé par sexe, âge et handicap.

6. « Le budget ne permet pas de couvrir l'écart pour tous les ménages. Comment arbitrez-vous ? »

Le candidat présente les options (réduire la couverture, réduire la valeur, réduire la durée, prioriser les plus vulnérables), leurs conséquences sur l'efficacité, et rappelle qu'une valeur trop faible pour changer la situation des ménages est rarement un bon choix. Il propose une décision transparente, discutée avec le CWG et le bailleur, et une recherche de financements complémentaires.

Références clés

  • Manuel Sphère (2018) : partie sur l'assistance par l'intermédiaire des marchés, standards sectoriels utilisés pour construire le MEB.
  • Norme humanitaire fondamentale de qualité et de redevabilité (CHS), engagements sur la pertinence et la participation.
  • Réseau CALP : boîte à outils sur la qualité des programmes, glossaire de l'assistance monétaire et par coupons, Minimum Standard for Market Analysis (MISMA), rapports The State of the World's Cash.
  • CICR : guides RAM (évaluation rapide des marchés) et MAG (guide d'analyse des marchés).
  • Boîte à outils EMMA (Oxfam, IRC, Practical Action et partenaires).
  • Orientations conjointes sur le panier de dépenses minimum (UNHCR, PAM, réseau CALP et partenaires).
  • DG ECHO : document de politique thématique sur les transferts monétaires et note d'orientation sur les transferts à grande échelle.
  • BHA : lignes directrices de candidature pour l'assistance d'urgence.
  • Engagements du Grand Bargain (2016) relatifs aux transferts monétaires.
  • Modèle de coordination de l'assistance monétaire adopté par l'IASC (2022).
Mise en situation

Espèces ou vivres ?

Ville moyenne accueillant des personnes déplacées

Votre rôle

Vous êtes officier cash et devez recommander la modalité d'aide pour 3 000 ménages déplacés.

Les marchés sont approvisionnés, l'argent mobile fonctionne bien dans la ville, mais le prix de l'huile a augmenté de 20 % le mois dernier. Les femmes interrogées préfèrent l'argent.

  1. Décision 1 sur 3Quelle est votre première étape ?

  2. Décision 2 sur 3Les commerçants peuvent se réapprovisionner, mais les prix de l'huile montent. Que prévoyez-vous ?

  3. Décision 3 sur 3Comment fixer le montant ?

Exercice d'application : choisir la modalité

Dans une ville où les marchés fonctionnent mais où les prix du riz ont augmenté de 30 % en deux mois, comparez trois options : espèces, coupons en valeur et aide en nature. Pour chacune, notez les avantages, les risques et les conditions nécessaires, puis recommandez une option.

À retenir

  • Les transferts respectent le choix des personnes et soutiennent les marchés locaux, quand ceux-ci fonctionnent.
  • Restriction (sur quoi dépenser) et condition (quoi faire pour recevoir) sont différentes.
  • Analyse des marchés, de l'accès, des risques et des préférences avant de choisir.
  • Le montant part du panier de dépenses minimum (MEB), harmonisé avec le groupe de travail cash.

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Pour aller plus loin : références de la formation
  1. CALP Network (2024). Bibliothèque et normes du Partenariat pour l'apprentissage sur les transferts monétaires (CALP). www.calpnetwork.org/fr
  2. CALP Network (2017). Normes minimales d'analyse de marché (MISMA). www.calpnetwork.org
  3. Association Sphère (2018). Le manuel Sphère : la Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire. spherestandards.org/fr/manuel-2018
  4. CALP / Groupes de travail cash (2019). Panier minimum de dépenses : document d'orientation. www.calpnetwork.org

Quiz du jour

3 questions pour vérifier vos acquis. Répondez à toutes pour valider le jour.

1Un coupon échangeable uniquement contre des aliments est :
2Avant de lancer des transferts monétaires, il faut d'abord vérifier :
3Le MEB représente :

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