- Structurer une analyse de protection avec les quatre piliers du PAF.
- Concevoir et conduire un monitoring de protection.
- Appliquer les Principes directeurs relatifs au déplacement interne.
1Le cadre d'analyse de protection (PAF)
Le Protection Analytical Framework (PAF), développé sous l'égide du Global Protection Cluster, organise l'analyse en quatre piliers :
- Le contexte : dynamiques de crise, acteurs, institutions, lois, normes sociales et culturelles, aléas.
- Les menaces actuelles pour la population : quelles violations, commises par qui, comment, contre qui, où et depuis quand.
- Les effets des menaces sur la population : conséquences physiques, psychologiques, matérielles et juridiques, et stratégies d'adaptation, y compris les stratégies négatives (travail des enfants, mariage précoce, retour forcé).
- Les capacités existantes pour faire face : celles des personnes et des communautés, des institutions et autorités, et des acteurs humanitaires et de développement.
Le PAF ne prescrit pas d'outil de collecte : il aide à poser les bonnes questions, à croiser les sources (données secondaires, monitoring, entretiens, rapports sectoriels) et à aboutir à des risques prioritaires formulés de façon précise, qui guident la réponse et le plaidoyer.
2Le monitoring de protection
Le monitoring de protection est une collecte, une vérification et une analyse systématiques et régulières d'informations sur une période prolongée, afin d'identifier les violations et les risques, d'en suivre les tendances et d'orienter la réponse. Il combine plusieurs méthodes :
- Entretiens avec des informateurs clés et discussions de groupe séparées par âge, genre et diversité.
- Observation directe (points de contrôle, sites, marchés, services).
- Enquêtes auprès des ménages, à des intervalles réguliers et avec un échantillon défini.
- Monitoring des incidents, réservé aux équipes formées et doté d'un circuit de référencement.
Un bon système de monitoring part de questions de décision : que doit-on savoir pour agir ? Il collecte le minimum nécessaire, publie des analyses régulières (souvent mensuelles) et se traduit en actions : référencements, interventions, plaidoyer. Un monitoring qui accumule des données sans produire de réponse fait courir des risques aux personnes interrogées sans bénéfice pour elles.
3Données sensibles et principe « ne pas nuire »
Les informations de protection peuvent exposer les personnes à des représailles. Les règles de base, issues des principes de gestion de l'information de protection (PIM) et des Standards professionnels du CICR :
- Finalité définie et collecte limitée à ce qui est nécessaire.
- Consentement éclairé : la personne sait pourquoi on l'interroge, ce qu'il adviendra de l'information et qu'elle peut refuser sans perdre l'assistance.
- Confidentialité et sécurité : pas de noms dans les rapports, stockage chiffré, accès restreint, accords de partage de données.
- Pas d'enquête sur les incidents de VBG par des équipes non spécialisées : on oriente vers les services, on ne documente pas l'incident.
Attention à la ré-identification : dans un petit village, « une femme handicapée de 30 ans arrêtée au poste nord » suffit à reconnaître la personne. Les données agrégées sur de très petits nombres doivent être regroupées ou supprimées.
4Le déplacement interne et les Principes directeurs
Selon les Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays (1998, 30 principes), les personnes déplacées internes (PDI) sont celles qui ont été forcées de fuir leur lieu de résidence, notamment en raison d'un conflit, de violences, de violations des droits ou de catastrophes, sans franchir de frontière internationale. Elles restent des citoyens qui jouissent de tous les droits de leur pays. Plus de 80 millions de personnes vivaient en déplacement interne fin 2024 selon l'IDMC.
Les Principes couvrent la protection contre le déplacement arbitraire, la protection pendant le déplacement (vie, liberté de mouvement, documents, unité familiale, propriété) et les solutions durables. Le Cadre de l'IASC sur les solutions durables (2010) retient trois options, le retour, l'intégration locale et l'installation ailleurs dans le pays, et huit critères, dont la sécurité, un niveau de vie adéquat, l'accès aux moyens de subsistance, la restitution du logement et des biens et l'accès à la documentation. Un retour n'est durable que s'il est volontaire, sûr et digne, et fondé sur une information fiable.
Méthodes détaillées, exemple complet, outils, erreurs fréquentes et questions d'entretien.
5Concevoir un système de monitoring de protection pas à pas
La plupart des systèmes de monitoring de protection qui échouent le font pour des raisons de conception, pas de collecte : questionnaires trop longs, absence de questions de décision, aucun circuit de référencement, analyses publiées trop tard pour servir. La méthode ci-dessous suit la logique des principes de gestion de l'information de protection (PIM) : partir de la finalité, puis concevoir les méthodes, les outils, la protection des données et les produits d'analyse.
Étape 1 : fixer la finalité et les questions de décision (2 à 3 semaines avant le démarrage)
On rédige une note de concept de deux pages qui répond à cinq questions : quelles décisions le monitoring doit-il éclairer (ciblage, plaidoyer, réorientation de programmes) ; qui sont les utilisateurs (organisation, cluster, EHP, bailleurs) ; quels risques de protection sont suivis ; sur quelle zone et quelle population ; quels produits sont attendus et à quel rythme. Une bonne question de décision est formulée ainsi : « Les restrictions de mouvement aux postes de contrôle augmentent-elles, pour qui et où, afin de prioriser le plaidoyer et l'aide juridique ? »
Étape 2 : choisir les méthodes
| Méthode | Utilité | Points d'attention | Repères pratiques |
|---|---|---|---|
| Entretiens avec des informateurs clés | Tendances, contexte, alertes, perceptions | Biais de position (les chefs parlent pour la communauté) ; diversifier les profils | 3 à 5 informateurs par localité et par cycle ; 30 à 45 minutes |
| Discussions de groupe | Perceptions des risques, stratégies d'adaptation, capacités | Jamais de récits d'incidents ; groupes séparés par sexe et âge ; animateur et preneur de notes du même sexe que les participants | 6 à 10 participants ; 60 à 90 minutes |
| Enquête auprès des ménages | Prévalence (documentation, stratégies d'adaptation, accès aux services), comparaisons dans le temps | Coût élevé ; questions sensibles à exclure ; formation des enquêteurs | Échantillon aléatoire d'environ 385 ménages par strate pour un niveau de confiance de 95 % et une marge d'erreur de 5 %, avant correction pour non-réponse et effet de grappe |
| Observation directe | Postes de contrôle, distributions, sites, marchés | Ne pas photographier les personnes ni les positions armées ; discrétion | Grille d'observation standardisée, horaires variés |
| Monitoring des incidents | Documentation de violations précises pour plaidoyer et réponse individuelle | Réservé à des équipes formées, avec consentement, circuit de référencement et sécurité des données ; exclut les incidents de VBG et les incidents concernant des enfants hors des services spécialisés | Formulaire court, saisie dans les 48 heures, vérification par un superviseur |
| Monitoring à distance (téléphone, réseaux de points focaux) | Zones inaccessibles, suivi rapide | Biais d'accès au téléphone ; risque d'interception ; protection des points focaux | Questions non sensibles uniquement ; aucune donnée identifiante transmise par messagerie |
Étape 3 : construire les outils
- Plan d'analyse avant le questionnaire : chaque question est reliée à un indicateur, à une désagrégation (sexe, âge, handicap, statut de déplacement, localité) et à un produit. Une question qui ne figure dans aucun tableau d'analyse est supprimée.
- Durée : un questionnaire de ménage ne dépasse pas 30 à 40 minutes ; un entretien avec informateur clé, 45 minutes.
- Handicap : utiliser le jeu court de questions du Groupe de Washington, recommandé par les Directives de l'IASC sur l'inclusion des personnes handicapées (2019), plutôt que la question « Y a-t-il une personne handicapée dans le ménage ? », qui sous-estime fortement la prévalence (l'OMS estime environ 16 % de la population mondiale en situation de handicap).
- Test : pré-test sur 10 à 20 entretiens dans une zone similaire, traduction et rétrotraduction des termes sensibles.
Étape 4 : organiser l'équipe et la formation
Pour une zone de 100 000 habitants, un dispositif courant comprend un responsable de monitoring, un chargé de gestion de l'information, quatre à six binômes de moniteurs mixtes et un superviseur pour trois binômes. La formation initiale dure au moins cinq jours : principes de protection, techniques d'entretien, consentement, premiers secours psychologiques, conduite face à une révélation de VBG ou d'abus sur un enfant, orientation selon la cartographie des services, sécurité, protection des données, utilisation des outils. Un recyclage d'une journée a lieu tous les trois mois, et un débriefing hebdomadaire permet de traiter les situations difficiles et la charge émotionnelle des équipes.
Étape 5 : définir le circuit de référencement et le protocole d'alerte
Avant la première sortie, chaque moniteur dispose de la cartographie des services à jour, de fiches de référencement et des numéros des points focaux VBG et protection de l'enfant. Un protocole d'alerte précise ce qui doit être signalé dans les 24 heures (menace imminente pour la vie, enfant non accompagné, expulsion collective, mouvement de population) et à qui.
Étape 6 : analyser et diffuser
| Produit | Contenu | Destinataires | Rythme |
|---|---|---|---|
| Alerte | Une page, fait, risque, demande | Direction, cluster, coordonnateur humanitaire si nécessaire | Dans les 24 à 72 heures |
| Tableau de bord | Indicateurs clés, tendances, cartes agrégées | Partenaires du cluster | Mensuel |
| Analyse de protection | Analyse selon le PAF, risques prioritaires, recommandations par destinataire | Cluster, EHP, bailleurs | Trimestriel |
| Note de plaidoyer confidentielle | Données agrégées vérifiées, demandes précises | Porteurs d'obligations ciblés | Selon les besoins |
Indicateur de qualité d'un système de monitoring : la proportion de recommandations de l'analyse précédente qui ont donné lieu à une action documentée. Si elle reste faible, le problème n'est pas la collecte mais le lien entre analyse et décision.
Repères budgétaires
Un monitoring de protection couvrant une zone de 100 000 habitants coûte typiquement entre 25 000 et 45 000 unités monétaires de référence par mois selon les salaires locaux, la logistique et la sécurité. Les postes principaux sont le personnel (60 à 70 %), le transport, l'équipement de collecte et sa sécurisation, la formation et l'appui psychosocial au personnel. Sous-budgéter la gestion de l'information et la supervision est l'erreur la plus courante.
6Appliquer le PAF et la liste standardisée des risques de protection
Le PAF fournit la structure ; la liste standardisée des risques de protection du Global Protection Cluster fournit un vocabulaire commun, utilisé dans les aperçus des besoins humanitaires et les plans de réponse. L'utiliser permet de comparer les analyses entre zones et pays, et de dialoguer avec l'analyse intersectorielle conduite selon le cadre d'analyse intersectorielle conjoint (JIAF).
Les quinze risques de protection standardisés
- Enlèvement, kidnapping, disparition forcée, arrestation ou détention arbitraire ou illégale.
- Attaques contre les civils et autres homicides illicites, et attaques contre des biens civils.
- Séparation des enfants et des familles, y compris forcée.
- Mariage d'enfants, mariage précoce ou forcé.
- Discrimination et stigmatisation, privation de ressources, d'opportunités, de services ou d'accès humanitaire.
- Désinformation et privation d'accès à l'information.
- Recrutement forcé et association d'enfants avec des forces ou groupes armés.
- Violences basées sur le genre.
- Entraves ou restrictions à l'accès à l'identité juridique, aux recours et à la justice.
- Présence de mines et d'autres engins explosifs.
- Abus psychologiques ou émotionnels, ou souffrance infligée.
- Vol, extorsion, expulsion forcée ou destruction de biens personnels.
- Torture ou peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
- Traite des personnes, travail forcé ou pratiques assimilées à l'esclavage.
- Entraves ou restrictions illicites à la liberté de mouvement, siège et déplacement forcé.
La liste ne remplace pas l'analyse contextualisée : elle classe des risques que l'on décrit ensuite précisément (auteur, comportement, population exposée, lieu). Elle peut être révisée par le GPC : se référer à la version en vigueur.
Mettre en œuvre le PAF : méthode en cinq temps
- Construire la matrice de données secondaires : un tableau où chaque ligne est une information (source, date, zone, population, pilier du PAF, risque concerné, fiabilité). Une revue de 40 à 80 documents est courante pour une analyse nationale.
- Identifier les lacunes par pilier et par zone : souvent, le pilier « capacités » et les données sur les personnes handicapées, âgées et les minorités sont les moins documentés.
- Collecter pour combler uniquement ces lacunes.
- Analyser en atelier : une demi-journée à une journée avec des analystes de plusieurs organisations, pilier par pilier, puis formulation des risques et estimation de la gravité.
- Rédiger : une analyse de 6 à 12 pages pour le niveau national ; une fiche de 2 pages par zone ; un résumé d'une page pour les dirigeants.
Outil : grille d'analyse par pilier
| Pilier | Sous-questions | Sources typiques |
|---|---|---|
| Contexte | Historique de la crise ; parties et dynamiques ; cadre juridique et politiques ; normes sociales ; aléas naturels ; économie et accès aux services | Analyses de conflit, rapports des droits de l'homme, études anthropologiques, données de marché |
| Menaces actuelles | Nature de la violation ; auteur ; motivation ; mode opératoire ; lieu et moment ; population visée ; évolution | Monitoring, rapports d'incidents agrégés, informateurs clés, observation |
| Effets des menaces | Conséquences physiques, psychologiques, juridiques, matérielles ; stratégies d'adaptation positives et négatives ; groupes particulièrement touchés | Enquêtes ménages, discussions de groupe, données des services |
| Capacités existantes | Capacités individuelles et communautaires ; institutions et autorités (volonté et capacité) ; acteurs humanitaires et de développement ; lacunes de services | Cartographie des services, 5W, entretiens avec autorités et organisations locales |
Estimer la gravité
Le JIAF utilise une échelle de gravité à cinq niveaux (de « minimal » à « catastrophique ») pour l'analyse intersectorielle. Le cluster Protection fournit des indicateurs qui alimentent cette échelle (par exemple, la proportion de ménages signalant des restrictions de mouvement ou l'absence de documents). Deux principes : les indicateurs de protection doivent être interprétés avec l'analyse qualitative, car les incidents sont structurellement sous-déclarés ; une zone peut être classée à haute gravité sur la base d'informations qualitatives convergentes même si les données quantitatives manquent, à condition de le justifier.
La qualité d'une analyse de protection se mesure à trois choses : la précision de la formulation des risques, la transparence sur les sources et les limites, et le caractère opérationnel des recommandations (qui doit faire quoi, d'ici quand).
Triangulation et niveaux de confiance
Pour chaque conclusion, indiquer le niveau de confiance : élevé (plusieurs sources indépendantes, dont observation directe ou données de services), moyen (deux sources concordantes ou une source fiable unique), faible (rumeurs, source unique non vérifiée). Les conclusions de faible confiance sont présentées comme des hypothèses à vérifier, jamais comme des faits dans un document de plaidoyer.
7Exemple complet : le monitoring trimestriel de la province de Haute-Liraka
Ce cas fictif suit un cycle trimestriel complet, de l'échantillonnage à la diffusion, pour un consortium de deux ONG (une internationale, une nationale) qui conduit le monitoring de protection pour le compte du cluster sous-national.
Contexte et dispositif
La province de Haute-Liraka compte 38 localités accessibles et 6 accessibles uniquement à distance. Elle accueille environ 72 000 PDI et 140 000 membres des communautés hôtes. Le dispositif : 5 binômes de moniteurs, 2 superviseurs, un chargé de gestion de l'information, un coordinateur. Les questions de décision retenues pour le trimestre :
- Les restrictions de mouvement et les arrestations aux postes de contrôle progressent-elles, et qui touchent-elles ?
- Quelle proportion de ménages déplacés manque de documents d'identité ou d'actes de naissance, et quels sont les obstacles ?
- Quelles stratégies d'adaptation négatives se développent, en particulier le travail des enfants et le mariage précoce ?
- Quelles sont les intentions de mouvement des PDI dans les trois prochains mois ?
Échantillon et collecte
| Méthode | Volume prévu | Réalisé | Remarques |
|---|---|---|---|
| Enquête ménages, PDI | 420 ménages (385 + 10 % de non-réponse), tirage aléatoire sur listes de sites et sondage par itinéraire dans les quartiers | 411 | 9 refus ; consentement documenté pour tous |
| Enquête ménages, communautés hôtes | 210 ménages (échantillon indicatif) | 204 | Résultats non généralisables, présentés comme indicatifs |
| Informateurs clés | 114 (3 par localité accessible) | 109 | 34 % de femmes informatrices, objectif 50 % non atteint |
| Discussions de groupe | 24 | 24 | Dont 4 avec des personnes handicapées, 4 avec des adolescents |
| Monitoring à distance | 6 localités, 2 points focaux chacune | 5 localités | Une localité suspendue pour raisons de sécurité des points focaux |
| Référencements effectués pendant la collecte | - | 37 | Dont 11 vers l'aide juridique, 9 vers la santé mentale, 8 vers les services VBG (révélations spontanées), 6 vers la protection de l'enfant, 3 vers l'assistance individuelle |
Résultats clés (extraits du tableau de bord)
| Indicateur | Trimestre précédent | Trimestre actuel | Lecture |
|---|---|---|---|
| Ménages PDI déclarant au moins un membre sans carte d'identité | 44 % | 46 % | Stable, niveau élevé |
| Enfants nés pendant le déplacement sans acte de naissance (déclaration des ménages) | 58 % | 61 % | En hausse ; obstacle principal : coût et distance du tribunal (cité par 72 %) |
| Ménages déclarant qu'un membre a été arrêté ou retenu à un poste de contrôle au cours des 3 derniers mois | 9 % | 17 % | Quasi-doublement, concentré dans 3 localités sur l'axe nord |
| Ménages déclarant qu'au moins un enfant de moins de 15 ans travaille pour aider le ménage | 21 % | 27 % | En hausse, corrélé à la baisse des rations |
| Ménages se sentant en sécurité ou très en sécurité dans leur lieu de vie | 63 % | 51 % | Dégradation ; femmes 44 %, hommes 58 % |
| Ménages PDI ayant l'intention de rentrer dans les 3 prochains mois | 12 % | 9 % | Raisons de non-retour : insécurité (81 %), maisons détruites ou occupées (47 %) |
Analyse selon le PAF (extrait rédigé)
Menaces actuelles. Les informateurs de 11 localités sur 38, ainsi que l'observation des postes de contrôle, indiquent que les forces de sécurité retiennent les hommes déplacés de 16 à 40 ans dépourvus de carte d'identité aux postes de l'axe nord, en lien avec les opérations militaires lancées le mois précédent. Plusieurs sources concordantes rapportent des paiements exigés pour la libération. Niveau de confiance : élevé pour la tendance, moyen pour l'ampleur.
Effets. Les hommes limitent leurs déplacements, ce qui réduit les revenus ; les enfants, en particulier les garçons de 10 à 14 ans, prennent le relais pour les petits travaux en ville (27 % des ménages). Les discussions de groupe d'adolescentes mentionnent des pressions accrues au mariage dans deux sites, information de confiance faible à vérifier par le DdR Protection de l'enfant.
Capacités. Le tribunal de première instance a accepté le principe d'audiences foraines si le transport et les frais de greffe sont pris en charge. La clinique juridique ne peut suivre que 40 dossiers par mois pour une demande estimée à plusieurs centaines.
Recommandations (format utilisé)
| Destinataire | Recommandation | Échéance |
|---|---|---|
| Coordonnateur humanitaire et EHP | Porter auprès du gouverneur et du commandement de zone la question des rétentions aux postes de l'axe nord, sur la base des données agrégées, en demandant un contrôle hiérarchique et la reconnaissance des attestations de déplacement | Avant la fin du mois |
| Partenaires protection et bailleurs | Financer deux sessions d'audiences foraines (objectif : 1 200 actes de naissance) et augmenter la capacité de l'aide juridique | Trimestre suivant |
| Sécurité alimentaire et moyens de subsistance | Prioriser les ménages ayant déclaré le travail d'enfants dans les programmes de transferts monétaires, avec une orientation vers la protection de l'enfant | Prochain cycle |
| DdR Protection de l'enfant | Vérifier les informations sur les pressions au mariage dans les sites de Tessa et Ombé | Deux semaines |
Ce que l'analyse ne contient pas
Aucun nom, aucun village de moins de 500 habitants cité individuellement, aucune donnée sur les incidents de VBG issue du monitoring, aucune donnée infra-localité sur les arrestations (risque de désigner les familles). Les résultats relatifs aux six localités suivies à distance sont regroupés et signalés comme indicatifs.
Le cycle a produit 37 référencements individuels, une alerte au coordonnateur humanitaire, une demande de financement ciblée et une vérification par un DdR. C'est ce lien entre collecte, réponse et plaidoyer qui justifie de solliciter les personnes.
8Outils de protection des données pour le monitoring
Les principes ont été posés plus haut ; cette section fournit les outils opérationnels que les équipes doivent avoir en main avant le premier entretien.
Script de consentement éclairé (modèle à adapter)
- Présentation : nom de l'organisation, rôle de l'enquêteur.
- Finalité : « Nous cherchons à comprendre les difficultés et les risques que rencontrent les familles de cette zone pour améliorer l'aide et en parler aux autorités, sans jamais citer votre nom. »
- Ce qui sera fait des informations : agrégation, absence de nom dans les rapports, personnes ayant accès.
- Caractère volontaire : « Vous pouvez refuser de répondre, ne pas répondre à certaines questions ou arrêter à tout moment. Cela ne change rien à l'aide que vous recevez. »
- Absence de contrepartie : aucune assistance n'est promise en échange de l'entretien.
- Limites de la confidentialité : en cas de danger imminent pour la vie, l'enquêteur expliquera ce qu'il doit faire et cherchera l'accord de la personne.
- Questions de la personne, puis recueil du consentement oral, consigné par l'enquêteur (cocher et horodater, sans signature si la signature crée un risque).
Pour les enfants, le consentement des parents ou tuteurs et l'assentiment de l'enfant sont requis, et l'entretien d'enfants relève de personnel formé à cet effet. Les Standards minimums pour la protection de l'enfance dans l'action humanitaire (édition 2019) donnent le cadre.
Classification de la sensibilité des données
| Niveau | Exemples | Mesures |
|---|---|---|
| Public | Tableaux de bord agrégés au niveau de la province, cartographie des services | Diffusion libre après validation |
| Restreint | Analyses par localité, données agrégées des services | Partage avec les partenaires signataires du protocole |
| Confidentiel | Bases de monitoring non nominatives mais détaillées (localité, âge, sexe, statut) | Accès nominatif limité, chiffrement, journal des accès |
| Strictement confidentiel | Données nominatives, dossiers individuels, incidents | Accès limité à 2 ou 3 personnes, stockage chiffré, jamais transmis par courriel ni messagerie, destruction programmée |
Liste de vérification de sécurité des données sur le terrain
- Terminaux de collecte protégés par code, chiffrés, avec effacement à distance possible.
- Synchronisation vers le serveur le jour même et suppression des données du terminal.
- Aucun formulaire papier nominatif conservé dans les véhicules ; si le papier est indispensable, codes à la place des noms et clé de correspondance conservée séparément au bureau.
- Pas de photographies de personnes, de documents d'identité ou de lieux sensibles avec des téléphones personnels.
- Procédure écrite en cas de contrôle par un acteur armé : ne pas montrer les données, présenter un terminal verrouillé, informer immédiatement la direction.
- Durée de conservation fixée pour chaque catégorie de données et procédure de destruction documentée.
Règles de petits nombres et de ré-identification
Une pratique courante consiste à ne pas publier de cellule de tableau inférieure à 5 (ou 10 pour les données très sensibles) et à regrouper les catégories ou les zones en conséquence. On vérifie aussi la combinaison de variables : localité, sexe, tranche d'âge et handicap croisés peuvent suffire à identifier une personne même sans cellule inférieure au seuil. Les cartes de points géolocalisés sont proscrites pour les incidents ; on utilise des cartes par zone administrative.
Évaluation d'impact sur la protection des données
Avant de lancer un nouveau système, on conduit une évaluation d'impact : description des flux de données, finalités, base légitime du traitement, risques pour les personnes (accès par une partie au conflit, fuite, ré-identification, usage détourné), mesures d'atténuation, risque résiduel et décision. Le Manuel sur la protection des données dans l'action humanitaire du CICR et du Brussels Privacy Hub fournit un modèle. Pour les partenaires de la Commission européenne, le respect du règlement général sur la protection des données s'ajoute aux obligations contractuelles.
9Déplacement interne : profilage, intentions et solutions durables en pratique
Les Principes directeurs et le Cadre de l'IASC sur les solutions durables donnent les normes ; leur mise en œuvre exige des données sur les populations déplacées, sur leurs intentions et sur les conditions dans les zones de retour ou d'intégration. Le Programme d'action du Secrétaire général des Nations unies sur le déplacement interne (2022) a renforcé l'attente que les solutions soient pilotées par les gouvernements et intégrées dans la planification du développement.
Les outils de connaissance des populations déplacées
| Outil | Objet | Acteurs habituels | Limite |
|---|---|---|---|
| Suivi des déplacements (DTM) | Nombre, localisation, mouvements, besoins de base, au niveau des sites et localités | OIM, autorités | Peu d'information sur les risques de protection |
| Enregistrement | Identification individuelle aux fins d'assistance | Autorités, HCR, PAM, organisations de gestion de site | Données nominatives sensibles ; risque d'usage sécuritaire |
| Profilage | Analyse collaborative de la situation des PDI comparée aux non-déplacés, pour informer les politiques et les solutions | Gouvernement, agences, avec l'appui technique du JIPS | Long (6 à 12 mois), suppose une gouvernance partagée |
| Enquête d'intentions | Préférences en matière de solutions et conditions posées | Cluster Protection, CCCM, OIM, HCR | Les intentions varient vite ; dépendent de l'information disponible |
| Évaluation des zones de retour | Sécurité, contamination par les engins explosifs, état des logements, services, cohésion sociale | Clusters, opérateurs de déminage, autorités locales | Accès limité, conditions évolutives |
Conduire une enquête d'intentions conforme aux standards
- Informer avant d'interroger : sessions d'information sur les conditions réelles dans les zones d'origine (sécurité, services, état des maisons, contamination), fondées sur des évaluations récentes. Une intention exprimée sans information fiable n'est pas un choix éclairé.
- Distinguer intention, préférence et projet : « Souhaitez-vous rentrer un jour ? » (préférence) ; « Prévoyez-vous de rentrer dans les trois prochains mois ? » (intention) ; « Avez-vous déjà pris des dispositions ? » (projet).
- Interroger les conditions : à quelles conditions la personne rentrerait-elle, s'intégrerait-elle ou s'installerait-elle ailleurs ?
- Désagréger : les intentions diffèrent souvent selon le sexe du chef de ménage, l'âge, la propriété d'un bien dans la zone d'origine et l'origine ethnique ou géographique.
- Protéger les résultats : ne jamais transmettre de listes nominatives de ménages « prêts à rentrer » aux autorités ou aux bailleurs ; partager uniquement des données agrégées.
- Répéter tous les trois à six mois, et immédiatement après un événement majeur (accord de paix, annonce de fermeture de site).
Les huit critères des solutions durables
| Critère | Exemples d'indicateurs |
|---|---|
| Sûreté et sécurité à long terme | Sentiment de sécurité, incidents, présence d'engins explosifs, liberté de mouvement |
| Niveau de vie adéquat | Accès à l'eau, à la nourriture, au logement, à la santé, à l'éducation, comparé à la population non déplacée |
| Accès à l'emploi et aux moyens de subsistance | Taux d'emploi, sources de revenu, accès à la terre |
| Restitution du logement, de la terre et des biens | Ménages ayant récupéré leur bien ou obtenu une indemnisation ; litiges en cours |
| Accès à la documentation | Cartes d'identité, actes de naissance, titres fonciers |
| Regroupement familial | Familles toujours séparées |
| Participation aux affaires publiques | Inscription sur les listes électorales, participation aux instances locales |
| Accès à des recours effectifs | Accès à la justice, aux mécanismes de réparation |
La bibliothèque interinstitutions d'indicateurs de solutions durables et les Recommandations internationales sur les statistiques des PDI (IRIS, adoptées par la Commission de statistique des Nations unies en 2020) permettent de mesurer la progression vers les solutions en comparant PDI et population non déplacée.
Face à une annonce de fermeture de site ou de retours organisés
- Rappeler par écrit les normes (Principes 15 et 28, Convention de Kampala si applicable) et proposer un dialogue technique plutôt qu'une confrontation.
- Demander un calendrier réaliste, une information complète et un choix réel entre retour, intégration et installation ailleurs.
- Organiser, si possible, des visites « aller voir » volontaires vers les zones d'origine.
- Assurer le suivi des mouvements et des conditions après le retour, et maintenir l'assistance pour ceux qui restent.
- Ne pas participer à l'organisation logistique de retours qui ne sont pas volontaires ; porter le sujet au coordonnateur humanitaire.
La fin du besoin d'assistance spécifique liée au déplacement, et non la fin physique du déplacement, marque l'atteinte d'une solution durable. Un retour dans un village détruit, sans documents ni accès à la terre, déplace la vulnérabilité sans la résoudre.
10Erreurs fréquentes, variations de contexte, questions d'entretien et références
Erreurs fréquentes en analyse et en monitoring
| Erreur | Pourquoi c'est un problème | Pratique correcte |
|---|---|---|
| Questionnaire de 120 questions « au cas où » | Fatigue, mauvaise qualité, données inutilisées, risques sans bénéfice | Plan d'analyse préalable ; supprimer toute question non reliée à une décision |
| Présenter des taux d'incidents de VBG issus d'une enquête générale | Contraire aux normes éthiques ; sous-estimation structurelle ; risques pour les répondantes | Utiliser les données agrégées des services selon les protocoles du DdR VBG et les perceptions de sécurité |
| Confondre « nombre de signalements » et « nombre d'incidents » | Une hausse peut traduire une meilleure confiance dans les services, pas une hausse des violences | Expliquer les limites et interpréter avec les données qualitatives |
| Échantillon de convenance présenté comme représentatif | Conclusions fausses, perte de crédibilité | Indiquer clairement la méthode et la portée des résultats |
| Analyse publiée deux mois après la collecte | Information périmée, aucune décision éclairée | Produits courts et rapides ; alertes immédiates |
| Moniteurs non préparés à une révélation | Réactions inadaptées, préjudice, absence d'orientation | Formation aux premiers secours psychologiques et aux procédures de référencement avant toute collecte |
Ce que vérifient les bailleurs et les auditeurs
- L'existence d'une note de concept et d'un plan d'analyse reliant collecte et décisions.
- La preuve que le monitoring déclenche des réponses : nombre de référencements, suites données aux alertes, recommandations suivies.
- Les protocoles de protection des données, l'évaluation d'impact et les accords de partage.
- La coordination avec le cluster pour éviter les doublons (plusieurs organisations interrogeant les mêmes ménages).
- La désagrégation par sexe, âge et handicap et l'utilisation effective de ces données.
Variations selon le contexte
- Urgence soudaine : remplacer l'enquête ménages par des évaluations rapides (informateurs clés, observation) et un monitoring des flux aux points d'arrivée ; priorité aux enfants séparés et aux personnes à besoins spécifiques.
- Crise prolongée : séries temporelles comparables, panels de localités suivies dans la durée, attention aux tendances lentes (documentation, LTP, stratégies d'adaptation).
- Milieu urbain : échantillonnage plus difficile (populations dispersées, non enregistrées) ; recours à des méthodes par réseaux, aux organisations de quartier et aux services municipaux.
- Accès restreint : monitoring à distance limité aux questions non sensibles, réseaux de points focaux protégés, imagerie satellitaire pour les destructions ; triangulation obligatoire.
- Partenaires locaux : souvent les mieux placés pour la collecte, mais aussi les plus exposés ; partager les outils de sécurité, l'assurance et l'appui psychosocial, et non seulement la charge de collecte.
Questions d'entretien
| Question | Éléments d'une réponse solide |
|---|---|
| Comment concevriez-vous un système de monitoring de protection dans une nouvelle zone ? | Partir des questions de décision ; revue des données secondaires ; choix des méthodes ; plan d'analyse ; circuit de référencement et cartographie des services avant collecte ; protection des données ; produits et calendrier ; coordination avec le cluster. |
| Quels sont les quatre piliers du PAF et lequel est le plus souvent négligé ? | Contexte, menaces, effets, capacités ; le pilier des capacités, et en particulier les capacités des communautés et institutions locales ; exemple de conséquence. |
| Un moniteur vous signale qu'une femme lui a révélé un viol pendant une enquête ménage. Que faites-vous ? | Vérifier que le moniteur a appliqué les premiers secours psychologiques et proposé l'orientation avec consentement ; ne pas documenter l'incident dans la base de monitoring ; soutien et débriefing du moniteur ; contrôle que le service a été proposé ; respect strict de la confidentialité. |
| Le gouvernement demande la liste des ménages qui veulent rentrer. Comment répondez-vous ? | Refus de transmettre des données nominatives ; proposition de données agrégées ; rappel des normes sur le retour volontaire ; dialogue sur les conditions de retour ; consultation du cluster et du coordonnateur humanitaire. |
| Comment savez-vous qu'une analyse de protection est de bonne qualité ? | Risques précis ; sources et niveaux de confiance explicites ; désagrégation ; recommandations par destinataire et échéance ; diffusion à temps ; suivi des recommandations. |
Références essentielles
- Global Protection Cluster, Protection Analytical Framework et sa note d'introduction ; ressources du GPC sur le monitoring de protection et la liste des risques de protection standardisés.
- Initiative PIM (Protection Information Management), Principes de gestion de l'information de protection et cadre conceptuel PIM.
- IASC, Orientations opérationnelles sur la responsabilité des données dans l'action humanitaire, 2023.
- CICR et Brussels Privacy Hub, Manuel sur la protection des données dans l'action humanitaire.
- Alliance pour la protection de l'enfance dans l'action humanitaire, Standards minimums pour la protection de l'enfance dans l'action humanitaire, édition 2019.
- IASC, Directives sur l'inclusion des personnes handicapées dans l'action humanitaire, 2019 ; Groupe de Washington sur les statistiques du handicap, jeu court de questions.
- IASC, Cadre sur les solutions durables pour les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, 2010.
- Groupe d'experts sur les statistiques des réfugiés et des PDI, Recommandations internationales sur les statistiques des personnes déplacées internes (IRIS), 2020.
- Nations unies, Programme d'action du Secrétaire général sur le déplacement interne, 2022.
- JIPS, ressources méthodologiques sur le profilage des situations de déplacement.
- Cadre d'analyse intersectorielle conjoint (JIAF), version en vigueur.
La liste demandée
Bureau de district, zone de conflit
Vous êtes responsable du monitoring de protection d'une ONG.
Un commandant militaire local vous convoque. Il sait que votre équipe a mené des entretiens dans trois villages où des civils ont été tués lors d'une opération. Il exige les noms des personnes interrogées « pour l'enquête officielle » et menace de suspendre vos autorisations de déplacement.
Décision 1 sur 3Que répondez-vous au commandant ?
Décision 2 sur 3De retour au bureau, que faites-vous des questionnaires ?
Décision 3 sur 3Comment utiliser l'information sur les civils tués ?
Ce qu'il faut retenir
Protéger les sources avant tout, sécuriser les données et utiliser l'information par les canaux qui réduisent le risque sans en créer.
Exercice d'application : une analyse PAF
Votre monitoring mensuel couvre 40 villages. Il indique : 18 % des ménages déplacés n'ont aucun document d'identité, les arrestations aux points de contrôle ont doublé en deux mois, 30 % des ménages déclarent retirer des enfants de l'école pour travailler, et une radio locale relaie des rumeurs de retours forcés. Classez ces informations dans les quatre piliers du PAF, identifiez les deux risques prioritaires, les lacunes d'information et les données qui ne doivent pas être partagées.
À retenir
- PAF : contexte, menaces actuelles, effets des menaces, capacités existantes.
- Monitoring de protection : systématique, régulier, vérifié, tourné vers la décision et la réponse.
- Collecter le minimum, avec consentement éclairé ; jamais d'enquête sur un incident de VBG hors des services spécialisés.
- PDI : forcées de fuir sans franchir de frontière ; Principes directeurs de 1998.
- Solutions durables : retour, intégration locale, installation ailleurs ; volontaires, sûres et dignes.
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Pour aller plus loin : références de la formation
- Comité permanent interorganisations (IASC) (2016). IASC Policy on Protection in Humanitarian Action. interagencystandingcommittee.org
- Comité international de la Croix-Rouge (2018). Standards professionnels pour les activités de protection menées par les organisations humanitaires et de défense des droits de l'homme lors de conflits armés et d'autres situations de violence (3e édition). www.icrc.org/fr
- Global Protection Cluster (2021). Protection Analytical Framework (PAF). www.globalprotectioncluster.org
- Nations unies, Haut-Commissariat aux droits de l'homme (1998). Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays. www.ohchr.org/fr
- Association Sphère (2018). Le manuel Sphère : Charte humanitaire et normes minimales (Principes de protection). spherestandards.org/fr/manuel-2018
- Comité permanent interorganisations (IASC) (2010). IASC Framework on Durable Solutions for Internally Displaced Persons. interagencystandingcommittee.org
- GBV AoR, FNUAP (2024). Domaine de responsabilité Violences basées sur le genre (GBV AoR). www.gbvaor.net
- Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) (2024). Protection des personnes déplacées internes. www.unhcr.org/fr
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