Jour 1 sur 4 · 6 heures · Niveau 1 Débutant

Comprendre la VBG en situation d'urgence

Objectifs du jour
  • Définir la VBG et en distinguer les principales formes.
  • Expliquer les causes profondes, les facteurs aggravants et les conséquences.
  • Connaître le cadre normatif et le principe « ne pas nuire ».

1Définir la violence basée sur le genre

Les Directives du Comité permanent inter-organisations (IASC) définissent la VBG comme tout acte préjudiciable commis contre la volonté d'une personne et fondé sur les différences socialement attribuées entre hommes et femmes (le genre). Elle comprend les actes qui infligent un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, la menace de tels actes, la contrainte et la privation de liberté, en public comme en privé.

La VBG touche toutes les personnes, mais elle frappe de façon disproportionnée les femmes et les filles, parce qu'elle s'enracine dans l'inégalité de pouvoir entre les sexes. Les hommes et les garçons peuvent aussi être survivants, notamment de violences sexuelles en détention ou en conflit, ainsi que les personnes LGBTQI+ et les personnes en situation de handicap, souvent plus exposées et moins entendues.

Le terme « survivante » ou « survivant » est privilégié dans les services psychosociaux car il souligne la capacité d'agir de la personne ; le terme « victime » reste utilisé dans les secteurs juridique et médical.

2Les formes de VBG

Le système de gestion de l'information sur la VBG (GBVIMS) retient six types principaux, qui permettent une classification commune entre organisations :

  • Viol : pénétration non consentie, même légère, du vagin, de l'anus ou de la bouche avec un pénis ou une autre partie du corps, ou d'un objet.
  • Agression sexuelle : contact sexuel non consenti sans pénétration (attouchements, baisers forcés, mutilation sexuelle).
  • Agression physique : coups, gifles, brûlures, étranglement et toute violence physique non sexuelle.
  • Mariage forcé, y compris le mariage d'enfants : avant 18 ans, l'enfant ne peut pas donner un consentement libre et éclairé.
  • Déni de ressources, d'opportunités ou de services : confiscation des revenus ou des documents, interdiction d'aller à l'école, de recevoir des soins ou de toucher une aide.
  • Violence psychologique ou émotionnelle : menaces, humiliations, isolement forcé, harcèlement.

D'autres termes décrivent des contextes : la violence entre partenaires intimes, de loin la forme la plus fréquente, y compris en crise ; l'exploitation sexuelle (sexe échangé contre de l'aide, un abri ou de l'argent) ; les mutilations génitales féminines ; la traite.

3Causes, facteurs de risque et conséquences

La cause profonde de la VBG est l'inégalité entre les genres : normes sociales qui tolèrent la violence, contrôle des hommes sur les ressources et les décisions, impunité. Les crises n'inventent pas la VBG, elles l'aggravent par des facteurs contributifs :

  • effondrement des protections familiales, communautaires et de l'État de droit ;
  • déplacement, surpeuplement, abris sans porte qui ferme, latrines éloignées et non éclairées ;
  • perte des moyens de subsistance, qui pousse vers le sexe de survie et le mariage précoce comme stratégie économique ;
  • présence d'hommes armés, collecte de bois ou d'eau dans des zones isolées ;
  • distribution d'aide mal conçue, contrôlée par des intermédiaires qui abusent de leur pouvoir.

Les conséquences sont graves et durables : blessures, infection à VIH et autres IST, grossesses non désirées, avortements à risque, fistules, détresse psychologique, idées suicidaires, stigmatisation, rejet familial, perte de revenus, et parfois décès (féminicide, suicide, complications obstétricales).

4Le principe : supposer que la VBG existe, et ne pas nuire

Les Directives IASC posent un principe central : tous les humanitaires doivent supposer que la VBG a lieu et la traiter comme un problème grave et vital, sans attendre de preuves ni de chiffres. L'absence de cas signalés ne signifie jamais l'absence de violences : la honte, la peur des représailles et le manque de services font que la grande majorité des survivantes ne parlent pas.

Conséquence pratique : on ne réalise pas d'enquête de prévalence au début d'une urgence pour « prouver » le problème. Ces enquêtes exposent les répondantes à des risques et n'apportent rien à la réponse immédiate. Les recommandations éthiques et de sécurité de l'OMS (2007) exigent notamment que les bénéfices pour les répondantes soient supérieurs aux risques et que des services soient disponibles avant toute collecte.

Le principe « ne pas nuire » s'applique à chaque action : une question mal posée, un dossier mal rangé, une photo, un nom dans un rapport, un groupe de discussion sur des cas individuels peuvent exposer une femme à des représailles mortelles.

Cours approfondi

Méthodes détaillées, exemple complet, outils, erreurs fréquentes et questions d'entretien.

5Analyser la situation VBG dans les premières semaines : méthode pas à pas

Le principe « supposer que la VBG existe » ne dispense pas d'analyser : il change la nature de l'analyse. On ne cherche pas à prouver que des violences ont lieu ni à les compter ; on cherche à comprendre quels risques pèsent sur quelles personnes, quels services existent et fonctionnent réellement, et quels obstacles empêchent d'y accéder. Cette analyse alimente l'aperçu des besoins humanitaires (HNO), le plan de réponse (HRP), les propositions aux bailleurs et la conception des services. Le Manuel de coordination des interventions VBG en situation d'urgence du domaine de responsabilité VBG (GBV AoR, 2019) et la norme des Normes minimales inter-agences consacrée à l'évaluation fournissent le cadre.

Étape 1 : revue des données secondaires (jours 1 à 5)

Avant toute collecte, une personne de l'équipe VBG, idéalement avec l'appui du chargé de gestion de l'information du sous-cluster, rassemble ce qui existe déjà : enquêtes démographiques et de santé (EDS) du pays, qui comportent souvent un module sur la violence domestique ; données du ministère chargé de la femme ; rapports d'ONG féminines locales ; rapports du Secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits ; évaluations multisectorielles précédentes ; législation nationale (âge légal du mariage, statut de l'avortement, obligations de signalement, pénalisation de l'homosexualité, reconnaissance du viol conjugal). Ce travail tient en une note de cinq pages et doit être terminé en moins d'une semaine. Il répond à une question simple : que sait-on déjà des normes de genre, des formes de violence prévalentes avant la crise et du cadre légal ?

Étape 2 : cartographie des services (jours 3 à 10)

C'est la priorité opérationnelle, car elle conditionne tout le reste : sans services, aucune collecte auprès des femmes n'est éthique. Pour chaque structure, on vérifie sur place ou par appel direct, et non sur la base d'une liste ancienne :

  • la disponibilité effective de la prise en charge clinique du viol : kits de prophylaxie post-exposition (PPE) en stock, contraception d'urgence, personnel formé, présence d'une soignante, horaires réels, gratuité ;
  • l'existence d'une gestion de cas VBG, d'un soutien psychosocial, d'un hébergement sûr, d'une aide juridique ;
  • les conditions d'accès : distance, coût du transport, exigence d'une réquisition de police ou d'une pièce d'identité, langue, accessibilité aux personnes handicapées.

Étape 3 : collecte primaire limitée et éthique (jours 7 à 21)

La collecte porte sur les risques, les perceptions et l'accès, jamais sur des expériences individuelles. Elle combine :

MéthodeCe qu'on rechercheRèglesRepères
Entretiens avec informateurs clésChangements depuis la crise, lieux et moments perçus comme dangereux, services connusProfils variés : sages-femmes, enseignantes, responsables d'associations de femmes, agents de santé communautaire, et pas seulement chefs coutumiers8 à 12 entretiens par zone, 30 à 45 minutes
Discussions de groupePréoccupations de sécurité, stratégies d'adaptation, obstacles à l'accès, préférences pour les servicesGroupes séparés par sexe et par âge (adolescentes 13-17 ans séparées des adultes), animatrice et preneuse de notes femmes pour les groupes féminins, question d'ouverture sur les risques « pour les femmes de la communauté », jamais « pour vous »6 à 10 participantes, 60 à 90 minutes, 2 groupes par catégorie
Observation et cartographie participativeÉclairage, distances, latrines, points d'eau, présence d'hommes armés, organisation des distributionsMarches de jour et de nuit avec des femmes de la communauté qui choisissent les trajetsGrille standard, voir jour 3
Audit de la qualité des servicesConfidentialité, intimité, attitude du personnelObservation de l'organisation des lieux, entretien avec le personnel, sans simuler de casUne visite par structure

Les huit recommandations éthiques et de sécurité de l'OMS (2007) pour la recherche, la documentation et le suivi des violences sexuelles en situation d'urgence s'appliquent à toute collecte : bénéfices supérieurs aux risques, méthodologie qui minimise les risques, services de référence disponibles avant la collecte, sécurité de tous, confidentialité, consentement éclairé, sélection et formation spécifique de l'équipe, protections supplémentaires pour les enfants.

Étape 4 : analyse et restitution (jours 21 à 30)

L'analyse croise trois questions : quels risques, pour qui (sexe, âge, handicap, statut, orientation sexuelle si les données le permettent sans risque), et quelles capacités existantes. Le produit est une note d'analyse de situation VBG de 8 à 12 pages, présentée au sous-cluster, partagée avec les autres clusters et utilisée pour le HNO. Elle contient des recommandations sectorielles précises (WASH, abris, CCCM, sécurité alimentaire, santé, éducation) et n'inclut aucun récit identifiable.

Qui fait quoi

  • Coordinatrice du sous-cluster VBG : lance l'exercice, évite les évaluations en double, valide les outils, organise la restitution.
  • Organisations membres : fournissent les équipes formées (exclusivement des femmes pour les groupes féminins), assurent la cartographie de leur zone.
  • Cluster santé et UNFPA : renseignent la disponibilité de la prise en charge clinique et des kits de santé reproductive.
  • Autres clusters : intègrent les questions sur les risques de VBG dans leurs propres évaluations (MIRA, évaluations sectorielles), sous forme de questions sur les lieux et les perceptions, pas sur les cas.

6Le cadre normatif et juridique que le praticien doit maîtriser

Un professionnel VBG doit pouvoir citer avec précision les textes qui fondent son action, car ils servent au plaidoyer auprès des autorités, à la négociation avec les bailleurs et à l'argumentation au sein des équipes humanitaires de pays. Le tableau ci-dessous distingue le droit international contraignant, les résolutions du Conseil de sécurité et les normes humanitaires.

TexteNature et dateApport pour la pratique
Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW)Traité, 1979Obligation des États d'éliminer la discrimination ; la Recommandation générale n° 19 (1992), actualisée par la n° 35 (2017), qualifie la violence fondée sur le genre de discrimination ; la n° 30 (2013) porte sur les femmes dans la prévention des conflits, les conflits et les situations d'après-conflit
Convention relative aux droits de l'enfantTraité, 1989Protection contre toute forme de violence et d'exploitation sexuelle ; intérêt supérieur de l'enfant ; fondement du refus du mariage d'enfants
Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmesAssemblée générale, 1993Première définition internationale de la violence à l'égard des femmes, dans la famille, la communauté et celle perpétrée ou tolérée par l'État
Statut de Rome de la Cour pénale internationaleTraité, 1998Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée et autres violences sexuelles de gravité comparable comme crimes de guerre et crimes contre l'humanité
Conventions de Genève et Protocoles additionnelsTraités, 1949 et 1977Protection des femmes contre le viol, la contrainte à la prostitution et tout attentat à la pudeur ; le CICR considère l'interdiction des violences sexuelles comme une règle du droit international humanitaire coutumier
Protocole de Maputo (Charte africaine, droits des femmes)Traité régional, 2003Interdiction des mutilations génitales féminines, âge minimum du mariage à 18 ans, protection des femmes dans les conflits armés
Convention d'Istanbul (Conseil de l'Europe)Traité régional, 2011Standards détaillés sur la prévention, la protection, les poursuites et les services (lignes d'écoute, refuges)
Résolutions « Femmes, paix et sécurité » : 1325 (2000), 1820 (2008), 1888 et 1889 (2009), 1960 (2010), 2106 (2013), 2242 (2015), 2467 (2019)Conseil de sécuritéReconnaissance de la violence sexuelle comme tactique de guerre ; création du mécanisme de surveillance, d'analyse et de communication de l'information (MARA) ; la 2467 consacre l'approche centrée sur la survivante et reconnaît les hommes et garçons survivants et les enfants nés de viols
Bulletin du Secrétaire général ST/SGB/2003/13 et Six principes fondamentaux de l'IASC sur l'exploitation et les abus sexuelsRègles internes des Nations unies, 2003 ; principes IASC 2002, révisés 2019Interdiction de toute activité sexuelle avec une personne de moins de 18 ans, de tout échange d'argent, d'emploi, de biens ou d'aide contre des relations sexuelles ; obligation de signaler
Politique de l'IASC sur la protection dans l'action humanitaireIASC, 2016Centralité de la protection ; responsabilité collective des équipes humanitaires de pays
Appel à l'action sur la protection contre la VBG dans les situations d'urgenceInitiative multipartite lancée en 2013Engagements des États, agences et ONG, feuille de route de mise en œuvre

Le droit national : la question décisive sur le terrain

Le droit international fixe le cap ; c'est pourtant le droit national qui détermine ce qu'une survivante risque et ce que l'équipe peut faire. Avant d'ouvrir des services, l'équipe doit répondre par écrit à huit questions, avec l'appui d'un juriste national :

  1. Le viol conjugal est-il reconnu comme une infraction ?
  2. Quel est l'âge légal du mariage pour les filles et les garçons, et existe-t-il des dérogations (accord parental, droit coutumier ou religieux) ?
  3. Une réquisition de police ou un certificat est-il exigé pour accéder aux soins après un viol ? (Si oui, c'est un obstacle majeur qui justifie un plaidoyer immédiat.)
  4. Dans quelles conditions l'interruption de grossesse est-elle légale (viol, inceste, danger pour la vie) ?
  5. Quelles obligations de signalement s'imposent aux professionnels (violences sur mineurs, toutes violences, certaines professions seulement) ?
  6. Les relations entre personnes de même sexe ou le travail du sexe sont-ils pénalisés, ce qui exposerait certains survivants à des poursuites s'ils se signalent ?
  7. Le certificat médical est-il recevable s'il est établi par une sage-femme ou un infirmier, ou seulement par un médecin ?
  8. Quelles juridictions coutumières règlent en pratique les affaires de violence (médiation, compensation, mariage avec l'auteur) ?

Les réponses à ces questions figurent dans les procédures opérationnelles standard (POS) et sont expliquées aux survivantes dès le premier contact, en particulier les obligations de signalement : une survivante ne peut consentir de façon éclairée que si elle sait ce qui sera ou pourra être transmis.

7Données et chiffres : ce que l'on sait, ce que l'on peut dire, ce qu'il ne faut jamais faire

Les données sur la VBG sont parmi les plus mal utilisées de l'action humanitaire. Un professionnel doit savoir distinguer trois types de données, citer correctement les chiffres de référence et refuser les interprétations fausses, même quand elles arrangent un plaidoyer ou une proposition de financement.

Trois familles de données

TypeSourceCe qu'elles mesurentCe qu'elles ne mesurent pas
Données de prévalenceEnquêtes en population conçues selon les normes de l'OMS (EDS avec module violence, enquêtes nationales spécifiques)La proportion de femmes ayant subi une forme de violence sur une période donnéeL'accès aux services ; ces enquêtes ne sont pas réalisables de façon éthique dans la phase aiguë d'une urgence
Données issues des servicesGBVIMS, GBVIMS+ sur Primero, registres des centres de santéLes incidents rapportés par les personnes qui ont accédé à un service, leurs caractéristiques, les délais, les orientationsLa prévalence, l'ampleur réelle, l'évolution de la violence dans la population
Données qualitatives et de perceptionDiscussions de groupe, informateurs clés, audits de sécurité, enquêtes de perception de sécuritéLes risques perçus, les lieux dangereux, les obstacles, les normes socialesLe nombre d'incidents

Les chiffres de référence à citer correctement

  • Organisation mondiale de la santé, estimations de 2021 (données 2000-2018) : environ une femme sur trois (30 %) dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles de la part d'un partenaire intime ou des violences sexuelles de la part d'une autre personne au cours de sa vie ; environ 26 % des femmes de 15 ans et plus ayant déjà eu un partenaire ont subi des violences de la part de celui-ci ; environ 6 % déclarent des violences sexuelles commises par une personne autre qu'un partenaire, chiffre très sous-déclaré.
  • Mariage d'enfants (UNICEF) : environ une jeune femme sur cinq dans le monde a été mariée avant 18 ans, avec des taux nettement plus élevés dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre et d'Asie du Sud, et des hausses documentées pendant les crises.
  • Mutilations génitales féminines (UNICEF, 2024) : plus de 230 millions de filles et de femmes en vie les ont subies.
  • Violence entre partenaires intimes en crise : les études menées dans des contextes de conflit et de déplacement montrent qu'elle reste la forme la plus fréquente, souvent plus fréquente que la violence sexuelle commise par des combattants, contrairement à l'image médiatique.

On cite toujours la source, l'année et la population concernée. On n'écrit pas « 70 % des femmes subissent des violences dans les crises » sans pouvoir indiquer l'étude, le pays et la méthode.

Les erreurs d'interprétation à refuser

  • Présenter les données de service comme une prévalence : « 312 cas de VBG dans le district » ne signifie pas « 312 femmes ont subi des violences ». La formule correcte est : « 312 incidents rapportés par des personnes ayant accédé aux services des organisations participant au protocole de partage ».
  • Conclure à une hausse ou à une baisse de la violence à partir des signalements : une hausse traduit souvent l'ouverture d'un nouveau service, une campagne d'information ou une meilleure confiance ; une baisse peut traduire la fermeture d'un service ou une insécurité qui empêche les déplacements.
  • Comparer des zones qui n'ont pas la même couverture de services : la zone qui « a le plus de cas » est souvent celle qui a le plus de services.
  • Exiger des chiffres pour financer : la réponse se justifie par la présence des facteurs de risque, la population concernée et l'absence de services, pas par un nombre de cas.

Comment justifier un besoin sans compter les cas

Pour une section de proposition ou un chapitre de HNO, la démonstration repose sur quatre blocs : (1) les données de prévalence nationales d'avant la crise, citées avec leur source ; (2) les facteurs de risque observés depuis la crise (déplacement, surpeuplement, perte de revenus, présence armée, ruptures de services) ; (3) les lacunes de services documentées par la cartographie (par exemple, « 2 structures sur 7 disposent de kits PPE ») ; (4) les préoccupations exprimées par les femmes et les filles dans les discussions de groupe. Le nombre de personnes dans le besoin VBG est estimé selon la méthode commune fixée chaque année par le GBV AoR pour le cycle de programme humanitaire, et non à partir des signalements.

Règle de prudence : toute donnée VBG présentée en public mentionne la source, la période, les organisations contributrices et la phrase « ces données ne reflètent pas la prévalence de la VBG ».

8Groupes à risque accru et approche intersectionnelle

La VBG touche de façon disproportionnée les femmes et les filles, mais toutes ne sont pas exposées de la même manière. Les Directives IASC (2015) et les Normes minimales (2019) demandent d'identifier les groupes à risque accru, non pour créer des catégories rigides, mais pour adapter les services et lever les obstacles spécifiques. L'approche intersectionnelle consiste à analyser comment le genre se combine à l'âge, au handicap, au statut, à l'ethnie, à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre pour produire des risques et des exclusions particuliers.

GroupeRisques spécifiquesObstacles à l'accèsAdaptations recommandées
Adolescentes (10-19 ans)Mariage d'enfants, exploitation sexuelle, violences sur les trajets scolaires ou vers l'eau, grossesses précocesDépendance aux parents, manque d'information, services pensés pour les adultes, mobilité restreinteHoraires et activités dédiés dans les espaces sûrs, curriculum de compétences de vie (par exemple Girl Shine, IRC), personnel formé aux Directives sur la prise en charge des enfants survivants
Femmes cheffes de ménage, veuves, femmes seulesExploitation dans l'accès à l'aide, sexe de survie, harcèlement dans les abris collectifsCharge de travail, garde des enfants, absence de protection masculine perçueEnregistrement direct, distributions sur place ou livraison, garderie dans les espaces sûrs, regroupement dans des blocs proches des services
Femmes et filles en situation de handicapViolences par les aidants, violences sexuelles, contrôle des ressources, risques accrus en cas d'évacuationInaccessibilité physique, communication, préjugés sur leur crédibilité, dépendance à l'auteurQuestions du Groupe de Washington dans les évaluations, services mobiles, interprétation en langue des signes, consentement adapté, partenariat avec les organisations de personnes handicapées
Femmes âgéesNégligence, spoliation, accusations de sorcellerie dans certains contextesMobilité, invisibilité dans les programmesVisites à domicile, intégration dans les comités, prise en compte dans le ciblage
Personnes LGBTQI+Violences homophobes et transphobes, « viols correctifs », expulsion du foyer, extorsionPénalisation possible, peur de la divulgation, attitude du personnelFormation du personnel, points d'entrée discrets, partenariats avec des organisations communautaires de confiance, évaluation fine des risques juridiques
Hommes et garçons survivantsViolences sexuelles en détention, lors du recrutement par des groupes armés, aux postes de contrôleHonte, absence de services adaptés, cadre légal ne reconnaissant parfois pas le viol d'hommesServices de santé et psychosociaux formés, orientation discrète, sans détourner les ressources destinées aux femmes et aux filles
Personnes engagées dans le travail du sexe ou le sexe de survieViolences des clients, de la police, exploitationStigmatisation, peur de l'arrestationServices non jugeants, partenariat avec les programmes VIH, mesures économiques
Filles mariées et mères adolescentesViolence conjugale, complications obstétricales, isolementContrôle du mari et de la belle-famille, déscolarisationActivités compatibles avec les responsabilités domestiques, visites accompagnées par des sages-femmes, groupes de pairs

Les formes émergentes à intégrer dans l'analyse

  • Violences facilitées par la technologie : diffusion d'images intimes, harcèlement par téléphone, contrôle de la localisation ou des comptes de monnaie mobile. Elles concernent aussi les contextes humanitaires, notamment urbains et dans les programmes de transferts monétaires numériques.
  • Violences économiques liées à l'aide : confiscation des cartes de distribution ou des codes de retrait, pression pour vendre l'aide, échanges sexuels pour obtenir l'inscription. Elles relèvent à la fois du déni de ressources et de l'exploitation sexuelle.
  • Traite : promesses d'emploi ou de mariage à l'étranger pour les adolescentes et les jeunes femmes des sites de déplacés, souvent par des intermédiaires connus de la famille.

Inclure les hommes et les garçons survivants est une exigence de non-discrimination, mais l'expertise et les ressources des programmes VBG restent principalement orientées vers les femmes et les filles, parce que l'inégalité de genre est la cause profonde. Les deux exigences ne s'opposent pas : on forme les services de santé et de santé mentale à accueillir tous les survivants, et on maintient des espaces réservés aux femmes et aux filles.

9Exemple complet : l'analyse initiale des risques de VBG dans le district de Mabéla

Contexte fictif. Le district de Mabéla accueille depuis cinq semaines 46 000 personnes déplacées fuyant des affrontements entre l'armée et un groupe armé non étatique. Environ 60 % vivent sur trois sites spontanés (Kabo, 19 000 ; Lirou, 11 000 ; Sanza, 7 500), le reste en familles d'accueil dans la ville de Mabéla. La composition démographique issue de l'enregistrement initial est la suivante : 52 % de femmes et de filles, 21 % d'enfants de moins de 5 ans, 14 % d'adolescentes et d'adolescents de 10 à 17 ans, et 31 % de ménages dirigés par une femme. Une organisation non gouvernementale internationale, qui assure la gestion de cas VBG dans le district voisin, est mandatée par le sous-cluster pour coordonner l'analyse.

1. Revue des données secondaires

  • La dernière enquête démographique et de santé nationale indique que 34 % des femmes de 15 à 49 ans ayant déjà eu un partenaire déclarent des violences physiques ou sexuelles de sa part, et que 41 % des femmes de 20 à 24 ans ont été mariées avant 18 ans dans la région concernée.
  • Le code pénal reconnaît le viol mais pas le viol conjugal ; l'âge légal du mariage est de 18 ans pour les filles avec dérogation possible à 15 ans par accord parental ; le signalement des violences sur mineurs est obligatoire pour le personnel de santé et d'éducation ; l'interruption de grossesse est autorisée en cas de viol sur décision médicale.
  • Le rapport annuel du Secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits mentionne des violences commises par les deux parties dans la région au cours des deux dernières années.

2. Cartographie des services (vérifiée par appel et visite)

StructurePrise en charge cliniqueKits PPEContraception d'urgenceGestion de casObstacles
Hôpital de district de MabélaOui, 24 h sur 24Rupture depuis 10 joursOuiNonExigence informelle d'une réquisition de police ; frais de dossier de 2 000 unités monétaires
Centre de santé de KaboPersonnel non forméNonNonNonUniquement personnel masculin
Clinique mobile ONG santé (Lirou, Sanza)Oui, 2 jours par semaine par siteOuiOuiNonPrésence intermittente : les délais de 72 heures ne sont pas couverts
Association féminine locale de MabélaNonNonNonÉcoute et accompagnement informelsPas de formation à la gestion de cas, pas de stockage sécurisé

3. Collecte primaire

En deux semaines, l'équipe (quatre femmes et deux hommes formés, deux superviseurs) réalise 14 entretiens avec des informateurs clés, 18 discussions de groupe (6 avec des femmes adultes, 4 avec des adolescentes, 4 avec des hommes adultes, 4 avec des adolescents), soit 152 participants, et 6 marches exploratoires de jour et de nuit. Une fiche de référencement est remise à chaque enquêtrice ; deux révélations spontanées surviennent pendant les groupes : les animatrices interrompent poliment le récit en groupe, proposent un échange individuel après la séance, informent sur la clinique mobile et l'hôpital, et rien n'est consigné dans les notes.

4. Analyse : les risques principaux

Risque identifiéPersonnes les plus exposéesSourceRecommandationSecteur responsable
Agressions lors de la collecte de bois (4 à 7 km, zone de présence armée)Femmes et adolescentes10 groupes sur 18, 3 marchesDistribution de combustible et de foyers améliorés, patrouilles de bois organisées avec les comités de femmes, plaidoyer auprès des autorités sur la présence arméeSécurité alimentaire, abris, protection
Latrines mixtes sans éclairage ni verrou à Kabo et LirouFemmes, adolescentes, personnes handicapéesMarches de nuit, 8 groupesSéparation par sexe, verrous intérieurs, éclairage solaire, rapprochement des blocsWASH, CCCM
Inscriptions sur les listes contrôlées par des chefs de bloc masculins ; demandes de « faveurs »Femmes cheffes de ménage, veuves4 groupes de femmes, 2 informateurs clésVérification directe des listes, enregistrement par des équipes mixtes, mécanisme de plaintes accessible, signalement au réseau PEASCCCM, sécurité alimentaire, réseau PEAS
Mariages précoces présentés comme stratégie de survie économiqueAdolescentes de 13 à 17 ans6 groupes, 3 informateurs clésTransferts monétaires ciblés avec analyse des risques, maintien scolaire, activités pour adolescentes, dialogue avec les leaders religieuxMoyens de subsistance, éducation, protection de l'enfance, VBG
Violence conjugale accrue liée au stress et à la perte de revenusFemmes mariéesTous les groupes de femmesGestion de cas, espaces sûrs, soutien psychosocial, plus tard programmes de transformation des normesVBG, santé mentale
Absence de prise en charge clinique continue dans les 72 heuresToutes les survivantes de violCartographieRéapprovisionnement en kits PPE, formation de deux soignantes à Kabo, levée de l'exigence de réquisition de police par plaidoyer auprès de la direction sanitaireSanté, UNFPA

5. Raisonnement et priorités

L'équipe ne dispose d'aucun chiffre de cas, et n'en cherche pas. La priorité absolue est l'accès aux soins dans les 72 heures, car c'est la seule intervention dont l'efficacité dépend de délais courts. Viennent ensuite les mesures d'atténuation à faible coût et à effet rapide (verrous, éclairage, séparation des latrines, contrôle des listes), puis la mise en place de la gestion de cas et d'un espace sûr à Kabo, site le plus peuplé. L'association féminine locale est identifiée comme partenaire à renforcer (formation, stockage sécurisé, supervision), plutôt que d'être remplacée par une équipe internationale.

6. Le produit final

La note d'analyse de 10 pages est présentée au sous-cluster en semaine 5, puis au groupe de coordination intersectorielle. Elle comporte : résumé de deux pages, méthodologie et limites, contexte légal, cartographie des services, six risques prioritaires avec recommandations par secteur, estimation de la population dans le besoin selon la méthode du GBV AoR, et une annexe de questions types sur les risques de VBG que les autres clusters peuvent intégrer à leurs évaluations. Elle ne contient aucun lieu précis d'agression, aucun récit et aucun chiffre de cas.

10Erreurs fréquentes, variations de contexte, questions d'entretien et références

Erreurs fréquentes

ErreurPourquoi c'est un problèmePratique correcte
Lancer une enquête ménage avec des questions sur les violences subiesExpose les répondantes, sans services ni bénéfice ; contraire aux recommandations de l'OMS (2007)Questions sur les risques et les lieux ; cartographie des services d'abord
Animer des groupes mixtes ou des groupes de femmes avec un animateur masculinLes femmes ne parlent pas ou s'exposent ; les adolescentes se taisent devant les adultesGroupes séparés par sexe et âge, animatrices et preneuses de notes femmes
Ne consulter que les chefs et les comitésLes détenteurs du pouvoir peuvent être eux-mêmes une source de risqueDiversifier les informateurs ; rencontrer les femmes sans intermédiaire
Confondre VBG et violences sexuelles liées au conflitNéglige la violence conjugale et le mariage d'enfants, formes les plus fréquentesAnalyser l'ensemble des formes de VBG, y compris dans le foyer
Ignorer les hommes et garçons survivants ou, à l'inverse, réorienter le programme vers euxNon-discrimination non respectée, ou perte de la centralité des femmes et des fillesServices généraux formés pour tous, programmes VBG centrés sur les femmes et les filles
Publier une carte des « zones de viol »Stigmatisation des quartiers et des femmes qui y vivent, identification possibleCartographier les lieux perçus comme dangereux, à usage interne et sectoriel

Ce que vérifient bailleurs et évaluateurs

  • Une analyse de genre et de risques de VBG en amont du projet, y compris pour les projets non spécialisés (par exemple via le marqueur genre et âge d'ECHO ou le marqueur genre avec l'âge de l'IASC).
  • La consultation directe des femmes et des adolescentes, documentée (nombre de groupes, composition), sans données identifiantes.
  • L'existence d'une cartographie des services et d'un circuit de référencement avant toute collecte.
  • L'absence de chiffres de cas utilisés comme prévalence dans la justification du projet.
  • La prise en compte de la législation nationale dans la conception (signalement obligatoire, âge du mariage).

Variations selon le contexte

  • Urgence soudaine (catastrophe naturelle, afflux massif) : analyse ramenée à 10 jours, priorité à la cartographie de la prise en charge clinique et aux mesures d'atténuation dans les abris collectifs.
  • Crise prolongée : les données de prévalence d'avant la crise et les études qualitatives approfondies sur les normes sociales deviennent possibles et utiles ; l'analyse est actualisée chaque année pour le cycle de programme.
  • Camp : risques concentrés et visibles (latrines, distributions, éclairage), structures de gestion identifiables ; attention aux comités dominés par des hommes.
  • Milieu urbain ou familles d'accueil : population dispersée, risques liés au logement (exploitation par les propriétaires, surpeuplement), violence domestique moins visible ; s'appuyer sur les services publics, les associations de quartier, les lignes d'écoute.
  • Accès restreint et gestion à distance : analyse fondée sur des partenaires locaux formés, des entretiens téléphoniques avec des informatrices clés sur des questions non sensibles, aucune donnée identifiante par messagerie.
  • Insécurité forte : réduire le nombre de visites, privilégier des lieux neutres (centres de santé), évaluer le risque pour les participantes qui seraient vues avec une organisation.

Questions d'entretien

QuestionÉléments d'une réponse solide
Votre chef de mission veut un chiffre de cas de viol pour la proposition. Que répondez-vous ?Principe « supposer que la VBG existe » ; données de service non représentatives ; risques d'une collecte ; alternative : données nationales, facteurs de risque, lacunes de services, voix des femmes, méthode du GBV AoR pour les personnes dans le besoin.
Comment organiseriez-vous une analyse VBG dans un nouveau district en un mois ?Revue secondaire et cadre légal, cartographie vérifiée des services, collecte qualitative éthique (groupes séparés, équipe féminine), restitution au sous-cluster, recommandations sectorielles, coordination pour éviter les doublons.
Citez des textes qui fondent la lutte contre les violences sexuelles en conflit.Statut de Rome, Conventions de Genève, résolutions 1820, 1888, 1960, 2467 ; CEDAW et Recommandation générale 30 ; Six principes PEAS pour la conduite du personnel.
Quels groupes considérez-vous à risque accru et comment adaptez-vous les services ?Adolescentes, femmes handicapées, cheffes de ménage, LGBTQI+, hommes et garçons survivants ; exemples concrets d'adaptation ; approche intersectionnelle ; participation des personnes concernées.
Les signalements ont doublé dans un site. Comment l'interprétez-vous ?Données de service, pas de prévalence ; hypothèses : nouveau service, confiance accrue, sensibilisation ; triangulation qualitative ; message prudent dans la communication.

Références clés

  • IASC, Directives pour l'intégration d'interventions ciblant la violence basée sur le genre dans l'action humanitaire (2015).
  • UNFPA et GBV AoR, Normes minimales inter-agences pour la programmation de la lutte contre la VBG dans les situations d'urgence (2019).
  • GBV AoR, Manuel de coordination des interventions de lutte contre la VBG dans les situations d'urgence (2019).
  • OMS, Recommandations éthiques et de sécurité pour la recherche, la documentation et le suivi de la violence sexuelle dans les situations d'urgence (2007).
  • OMS, Estimations de la prévalence de la violence à l'égard des femmes (2021).
  • Nations unies, Rapports annuels du Secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits.
  • IASC, Directives sur l'inclusion des personnes handicapées dans l'action humanitaire (2019).
  • HCR, Working with Men and Boy Survivors of Sexual and Gender-Based Violence in Forced Displacement (2012) et Working with Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender and Intersex Persons in Forced Displacement (2011).
  • IASC, Manuel sur le genre dans l'action humanitaire (2017).
Mise en situation

La confidence au bord du forage

Village d'accueil de déplacés, point d'eau

Votre rôle

Vous êtes agent d'hygiène d'une ONG WASH et animez une séance de sensibilisation.

À la fin de la séance, une jeune femme reste en arrière. Elle vous dit qu'un homme du village voisin l'a forcée à avoir des rapports la veille au soir, qu'elle a honte et qu'elle ne veut pas que sa mère le sache. Il n'y a pas d'acteur VBG dans le village, mais le centre de santé de la commune, à 7 km, assure la prise en charge clinique.

  1. Décision 1 sur 3Comment réagissez-vous d'abord ?

  2. Décision 2 sur 3Que lui dites-vous sur les soins ?

  3. Décision 3 sur 3Elle accepte d'aller au centre mais n'a pas d'argent pour le transport. Vous :

Exercice d'application : cartographier les risques

Un site de déplacés de 12 000 personnes accueille 58 % de femmes et d'enfants. Les latrines sont mixtes et situées à 250 mètres des abris, sans éclairage ; les femmes ramassent le bois à 6 km ; des hommes en uniforme circulent la nuit ; les listes de distribution sont tenues par des chefs de bloc masculins. Aucun cas de VBG n'a été signalé. Identifiez cinq facteurs de risque, expliquez pourquoi l'absence de signalement ne prouve rien et proposez une action d'atténuation par facteur, en précisant le secteur responsable.

À retenir

  • VBG : acte préjudiciable commis contre la volonté d'une personne, fondé sur le genre ; femmes et filles touchées de façon disproportionnée.
  • Six types GBVIMS : viol, agression sexuelle, agression physique, mariage forcé, déni de ressources, violence psychologique.
  • Cause profonde : l'inégalité de genre ; la crise aggrave les facteurs de risque.
  • Supposer que la VBG existe : agir sans attendre de chiffres, pas d'enquête de prévalence en urgence.
  • Ne pas nuire : chaque question, dossier ou photo peut exposer une survivante.

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Pour aller plus loin : références de la formation
  1. Comité permanent inter-organisations (IASC) (2015). Directives pour l'intégration d'interventions ciblant la violence basée sur le genre dans l'action humanitaire. gbvguidelines.org
  2. UNFPA, GBV AoR (2019). Normes minimales inter-agences pour la programmation de la lutte contre la violence basée sur le genre dans les situations d'urgence. www.unfpa.org/minimum-standards
  3. IASC, GBV Guidelines Reference Group (2018). How to support survivors of gender-based violence when a GBV actor is not available in your area (GBV Pocket Guide). gbvguidelines.org
  4. OMS, UNFPA, HCR (2020). Clinical management of rape and intimate partner violence survivors: developing protocols for use in humanitarian settings. www.who.int/publications/i/item/9789240001411
  5. Gender-Based Violence Information Management System Steering Committee (2017). Interagency Gender-Based Violence Case Management Guidelines. www.gbvims.com
  6. Organisation mondiale de la Santé (2007). WHO ethical and safety recommendations for researching, documenting and monitoring sexual violence in emergencies. www.who.int/publications/i/item/9789241595681
  7. Association Sphère (2018). Le manuel Sphère : Charte humanitaire et normes minimales de l'intervention humanitaire. spherestandards.org/fr/manuel-2018
  8. GBV AoR, Global Protection Cluster (2024). Gender-Based Violence Area of Responsibility. gbvaor.net

Quiz du jour

3 questions pour vérifier vos acquis. Répondez à toutes pour valider le jour.

1Une femme reçoit sa carte de distribution confisquée par son mari, qui revend la ration. Selon la classification GBVIMS, il s'agit de :
2Dans un camp, aucune ONG n'a reçu de signalement de VBG depuis trois mois. Que faut-il en conclure ?
3La cause profonde de la VBG est :

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