Jour 5 sur 7 · 6 heures · Niveau 2 Intermédiaire

Marchés, rations et valeur des transferts

Objectifs du jour
  • Suivre les marchés et interpréter les termes de l'échange.
  • Composer une ration conforme aux normes Sphère.
  • Calculer le panier de dépenses minimum et la valeur d'un transfert.

1Suivre les marchés

Le suivi des marchés relève, chaque semaine ou chaque mois, les prix des produits clés, leur disponibilité, les délais de réapprovisionnement des commerçants et l'accès physique des ménages. Des initiatives communes comme la JMMI ou les relevés du PAM permettent de comparer les zones.

On compare toujours un prix à une référence : le mois précédent, la même période l'an dernier, la moyenne sur cinq ans. Une hausse de 20 à 25 % en peu de temps mérite une alerte. Les outils d'analyse rapide (évaluation rapide des marchés, EMMA, standards minimaux de l'analyse des marchés du CaLP) aident à décider si un transfert monétaire est faisable.

2Les termes de l'échange

Les termes de l'échange mesurent ce qu'un ménage obtient en vendant ce qu'il produit. Pour un éleveur : combien de kilos de céréales rapporte la vente d'une chèvre ? Pour un journalier : combien de kilos rapporte une journée de travail ?

Exemple : en mars, une chèvre se vend 60 et le kilo de mil coûte 0,50, soit 120 kg. En juin, la chèvre maigre se vend 40 et le mil coûte 0,80, soit 50 kg. Le pouvoir d'achat de l'éleveur a été divisé par plus de deux : c'est un signal d'alerte précoce majeur, bien avant que la malnutrition n'apparaisse.

3Composer une ration selon Sphère

Pour une assistance alimentaire générale, Sphère retient une base de 2 100 kcal par personne et par jour, avec 10 à 12 % de l'énergie apportée par les protéines et 17 % par les lipides, ainsi que des micronutriments suffisants. La ration tient compte de ce que les ménages ont déjà, des habitudes alimentaires et des moyens de cuisson.

Exemple de ration journalière : céréales 450 g (environ 1 580 kcal), légumineuses 50 g (170 kcal), huile enrichie 30 g (265 kcal), sel iodé 5 g, sucre 20 g (80 kcal), soit environ 2 090 kcal. Par mois, cela représente environ 13,5 kg de céréales par personne. Les farines enrichies (par exemple un mélange maïs-soja) améliorent l'apport en micronutriments pour les personnes vulnérables.

4Le panier de dépenses minimum et la valeur du transfert

Le panier de dépenses minimum (MEB) chiffre, aux prix du marché, ce dont un ménage type a besoin chaque mois : la composante alimentaire (souvent la ration de 2 100 kcal), puis l'eau, l'hygiène, l'énergie, le loyer, le transport, la santé. Il est en général calculé et mis à jour par le groupe de travail sur les transferts monétaires et le cluster.

La valeur du transfert couvre l'écart entre le MEB (ou sa partie ciblée) et ce que le ménage peut couvrir lui-même. Exemple : composante alimentaire de 120 pour un ménage de 6 personnes, capacité propre estimée à 40 : le transfert alimentaire vaut 80. Il est harmonisé entre partenaires, arrondi pour faciliter le paiement et révisé si les prix bougent de plus de 10 à 15 %.

Cours approfondi

Méthodes détaillées, exemple complet, outils, erreurs fréquentes et questions d'entretien.

5Exemple complet : du relevé de prix à la valeur du transfert à Doumbaré

Ce cas fictif reprend le programme de transferts monétaires de « Terres Solidaires » pour 3 500 ménages déplacés à Doumbaré (voir les jours 1 à 3). Le groupe de travail sur les transferts monétaires (CWG) du district demande à l'ONG, chef de file du sous-groupe, de proposer la valeur mensuelle du transfert alimentaire.

1. Les relevés de prix

Les prix sont relevés chaque semaine auprès de 5 commerçants par produit sur le marché central et sur deux marchés de quartier proches des sites, pour une unité de mesure standardisée (le kilo pesé, pas la « tasse » locale, dont on vérifie le poids). On retient la médiane plutôt que la moyenne, moins sensible à un prix aberrant.

ProduitPrix médian (UM)Il y a un anVariationMoyenne quinquennale
Mil (kg)410260+58 %245
Niébé (kg)900700+29 %680
Huile végétale (litre)1 6001 350+19 %1 300
Sucre (kg)700650+8 %640
Sel iodé (kg)300250+20 %250
Chèvre adulte (tête)22 50030 000-25 %29 000
Journée de travail non qualifié1 5001 5000 %1 400

2. Les termes de l'échange

  • Chèvre contre mil : 22 500 ÷ 410 = 54,9 kg aujourd'hui, contre 30 000 ÷ 260 = 115,4 kg il y a un an, soit une baisse de 52 %.
  • Journée de travail contre mil : 1 500 ÷ 410 = 3,7 kg, contre 5,8 kg il y a un an, soit une baisse de 37 %. Une journée de travail ne nourrit plus que 8 personnes en céréales au lieu de 13, à raison de 450 g par personne.

Ces chiffres sont transmis au système d'alerte précoce et au groupe d'analyse du Cadre Harmonisé : ils expliquent pourquoi les ménages vendent davantage d'animaux pour obtenir moins de nourriture.

3. La composante alimentaire du MEB

Ménage type de 6 personnes, ration de référence du cluster (450 g de céréales, 50 g de légumineuses, 30 g d'huile, 20 g de sucre, 5 g de sel par personne et par jour) sur 30 jours, plus une somme forfaitaire pour les légumes et condiments fixée par le cluster pour améliorer la diversité.

ArticleQuantité mensuelle pour 6 personnesPrix unitaire (UM)Coût (UM)
Mil81 kg41033 210
Niébé9 kg9008 100
Huile6 litres (5,4 kg)1 6009 600
Sucre3,6 kg7002 520
Sel0,9 kg300270
Légumes et condiments (forfait cluster)——6 000
Total composante alimentaire59 700

Pour information, le MEB complet adopté par le CWG ajoute l'eau (2 400), l'hygiène (3 500), l'énergie de cuisson (6 000), le transport (2 000), la santé (2 500) et l'habillement et articles ménagers (3 000), soit 79 100 UM. Le programme de l'ONG, financé sur une ligne sécurité alimentaire, couvre uniquement la composante alimentaire ; un autre partenaire verse un complément pour les besoins non alimentaires dans les mêmes sites, ce qui est consigné au CWG.

4. De la composante alimentaire à la valeur du transfert

Le module dépenses de l'enquête montre que les ménages déplacés couvrent eux-mêmes environ 10 % de leurs besoins alimentaires (petits travaux, dons de proches). Écart à couvrir : 59 700 × 0,90 = 53 730 UM, arrondi à 54 000 UM par ménage et par mois pour faciliter le paiement par monnaie mobile. Le transfert est ajusté à la taille du ménage par tranches (3 tranches : 1 à 3 personnes, 4 à 6, 7 et plus), selon la règle convenue au CWG, pour éviter que les grands ménages ne reçoivent la même somme que les petits.

5. La règle de révision

Le CWG adopte la règle suivante : la composante alimentaire est recalculée chaque mois ; si elle varie de plus de 10 % par rapport à la valeur de référence pendant deux mois consécutifs, le transfert est révisé.

MoisPrix du milComposante alimentaireVariation par rapport à la référenceDécision
Référence (octobre)41059 700—Transfert de 54 000
Novembre39558 485-2,0 %Aucun changement
Décembre44062 130+4,1 %Aucun changement
Janvier47064 560+8,1 %Alerte, suivi hebdomadaire
Février50066 990+12,2 %Premier mois au-dessus du seuil
Mars50567 395+12,9 %Révision : 67 395 × 0,90 = 60 656, arrondi à 60 000 ou 61 000 selon la décision du CWG, appliqué en avril

Le point essentiel n'est pas la formule mais la règle convenue à l'avance : elle évite que chaque hausse de prix ne donne lieu à un débat, elle protège le pouvoir d'achat des ménages et elle permet au bailleur de prévoir une réserve budgétaire (par exemple 10 % du budget des transferts) pour absorber une révision.

6Vérifier une ration et utiliser les outils de calcul

Une ration se vérifie avant d'être commandée. L'outil de référence est le tableur NutVal, développé par le HCR et le PAM, qui calcule l'énergie, les protéines, les lipides et les principaux micronutriments à partir des quantités de chaque denrée, avec une base de composition des aliments humanitaires. Le calcul ci-dessous en montre le principe avec des valeurs arrondies.

Calcul pas à pas pour la ration de référence

DenréeQuantité par jourÉnergie pour 100 gÉnergie (kcal)Protéines (g)Lipides (g)
Céréale (sorgho ou mil)450 genviron 350 kcal1 57549,514,4
Légumineuses50 genviron 335 kcal16810,00,6
Huile végétale enrichie30 g885 kcal266030,0
Sucre20 g400 kcal8000
Sel iodé5 g0000
Total555 g2 08959,545,0
  • Part de l'énergie apportée par les protéines : 59,5 × 4 = 238 kcal, soit 11,4 % (objectif Sphère : 10 à 12 %).
  • Part de l'énergie apportée par les lipides : 45 × 9 = 405 kcal, soit 19,4 % (objectif Sphère : au moins 17 %).
  • Énergie : 2 089 kcal, proche de la référence de 2 100 kcal.

Ajuster la référence de 2 100 kcal

La valeur de 2 100 kcal correspond à une population de structure démographique type dans un climat tempéré, avec une activité physique légère. Sphère et les orientations du HCR et du PAM prévoient des ajustements : augmentation d'environ 100 kcal par tranche de 5 °C de température moyenne en dessous de 20 °C ; augmentation si la population a une activité physique importante (travaux agricoles, longues marches) ; ajustement selon la structure par âge et sexe si elle s'écarte fortement de la moyenne ; prise en compte d'un état nutritionnel général dégradé. À l'inverse, une ration partielle est calculée en fonction de ce que les ménages obtiennent par eux-mêmes, mesuré par l'évaluation.

Au-delà de l'énergie

  • Micronutriments : une ration de céréales, légumineuses et huile couvre mal le fer, la vitamine A, la vitamine C, la riboflavine et la niacine (risque de pellagre avec le maïs non traité). On y répond par des denrées enrichies (farine enrichie, mélanges céréales-légumineuses enrichis, huile enrichie en vitamines A et D, sel iodé), par la diversité (légumes frais, coupons pour produits frais) ou par des suppléments ciblés.
  • Acceptabilité : denrées connues, que les ménages savent préparer. Un riz étuvé dans une zone de mil, ou une farine inconnue, sera revendu.
  • Coûts de transformation : mouture, combustible, eau. Un grain entier impose un coût de mouture qui doit être couvert, sinon une partie de la ration est vendue ou cédée au meunier.
  • Groupes spécifiques : aliments de complément pour les enfants de 6 à 23 mois et les femmes enceintes et allaitantes dans le cadre de la prévention de la malnutrition, en coordination avec le cluster Nutrition.

Fiche de relevé de prix (modèle)

ChampContenu
IdentificationMarché, date, nom de l'enquêteur, jour de marché ou non
ProduitNom, variété, qualité (local ou importé), unité de vente locale et poids mesuré
PrixPrix de vente au détail, prix de gros si disponible, devise
DisponibilitéDisponible, limité, indisponible ; nombre de commerçants vendant le produit
RéapprovisionnementDélai déclaré en jours ; difficultés (route, crédit, sécurité)
ObservationsÉvénements (fermeture de route, taxe nouvelle, fête religieuse)

7Erreurs fréquentes, variantes par contexte et attentes des bailleurs

Erreurs fréquentes

  • Relever des prix dans des unités locales non pesées : la « tasse » ou le « tas » varie d'un marché à l'autre et d'une saison à l'autre ; les hausses de prix peuvent se cacher dans une réduction de la quantité vendue au même prix.
  • Utiliser la moyenne arithmétique de quelques relevés, très sensible à un prix aberrant, au lieu de la médiane.
  • Calculer le MEB avec une taille de ménage théorique (5 personnes) quand la taille moyenne enregistrée est de 7 : le transfert couvre alors beaucoup moins que prévu.
  • Verser le MEB complet quand l'objectif est la seule sécurité alimentaire, ou l'inverse : annoncer couvrir les besoins essentiels avec un montant qui ne couvre que l'alimentation. L'objectif, la composante couverte et la part laissée aux ménages doivent être explicites.
  • Ignorer les coûts d'accès : frais de retrait chez l'agent de monnaie mobile, transport jusqu'au point de paiement, coût de mouture. Ils réduisent la valeur réelle reçue.
  • Réviser trop tard : sans règle convenue, la révision demande des mois de négociation pendant lesquels le pouvoir d'achat s'effondre.
  • Fixer des montants différents entre organisations dans les mêmes sites, ce qui crée des tensions, des inscriptions multiples et des plaintes.
  • Composer une ration sans vérifier les nutriments : une ration à 2 100 kcal composée presque uniquement de céréales n'atteint ni l'objectif lipidique ni les besoins en micronutriments.

Variantes par contexte

ContexteParticularités pour les marchés et les transfertsAdaptations
Choc soudainMarchés perturbés pendant quelques jours à quelques semainesRelevés rapides tous les deux ou trois jours ; transfert initial fixé sur une estimation provisoire, révisé après un mois ; kits alimentaires en attendant la reprise
Crise prolongéeSéries de prix longues ; MEB établiRévision périodique formalisée du MEB (au moins annuelle) ; analyse de l'accessibilité financière du MEB pour la population générale
Inflation forte ou dépréciation monétairePrix qui changent chaque semaine ; plusieurs taux de changeValeur fixée en devise de référence et convertie au moment du paiement, ou indexation mensuelle ; paiements plus fréquents ; suivi du taux de change parallèle ; vigilance sur les pertes de change dans le budget
CampMarchés internes, commerçants agréés, dépendance à l'aideSuivi des prix dans le camp et à l'extérieur ; contrôle de la concurrence entre commerçants agréés ; analyse de la revente des rations
Milieu urbainLoyer et services pèsent lourd ; marchés très fonctionnelsMEB complet avec loyer ; transferts à usages multiples ; relevés dans les quartiers où vivent effectivement les ménages
Gestion à distanceRelevés non vérifiables directementRelevés par téléphone auprès de commerçants identifiés, photos des étiquettes ou des balances, triangulation avec les sources du PAM et de REACH
Insécurité forteMarchés qui ouvrent et ferment ; routes coupéesSuivi de la fonctionnalité des marchés autant que des prix ; plan de repli en nature ; versements plus petits et plus fréquents

Ce que regardent les bailleurs, auditeurs et évaluateurs

  • Justification de la valeur : calcul écrit, prix sources, taille de ménage, part couverte, lien avec le MEB du CWG. BHA et ECHO demandent explicitement que la valeur soit justifiée et cohérente avec les orientations du groupe de coordination.
  • Harmonisation : alignement sur le montant convenu au CWG ou explication d'un écart.
  • Suivi des marchés pendant le projet : séries de prix, analyse des effets éventuels sur l'inflation locale, révisions effectuées.
  • Réserve budgétaire pour les révisions de prix et règles de réallocation convenues avec le bailleur.
  • Effets : comparaison entre ce que les ménages peuvent acheter avec le transfert et ce qui était prévu (le PDM mesure le pouvoir d'achat réel).

Une phrase à pouvoir dire devant un bailleur : « Notre transfert de 54 000 UM couvre 90 % de la composante alimentaire du MEB adopté par le CWG pour un ménage de 6 personnes, calculée sur les prix médians d'octobre ; il sera révisé si cette composante varie de plus de 10 % pendant deux mois consécutifs, et une réserve de 10 % est prévue à cet effet. »

8Questions d'entretien et références clés

Questions d'entretien

1. « Comment fixez-vous le montant d'un transfert monétaire pour la sécurité alimentaire ? »

Une bonne réponse part du MEB ou de sa composante alimentaire calculée sur les prix locaux, soustrait la capacité propre mesurée des ménages ciblés, ajuste à la taille du ménage, tient compte des coûts d'accès, arrondit, aligne sur le CWG et prévoit une règle de révision et une réserve budgétaire.

2. « Les prix augmentent de 30 % en deux mois après le début de vos transferts. Votre programme en est-il la cause ? »

Elle propose de comparer avec des marchés non couverts par des transferts, d'analyser les prix régionaux et le taux de change, d'interroger les commerçants sur leurs coûts d'approvisionnement, de rapporter l'injection au volume du marché, et d'agir selon le diagnostic (appui à l'offre, échelonnement, coupons, changement de modalité).

3. « Vérifiez cette ration : 500 g de maïs, 30 g de haricots, 20 g d'huile. »

Elle calcule l'énergie (environ 1 750 + 100 + 177, soit environ 2 030 kcal), légèrement inférieure à 2 100 kcal, constate une part lipidique juste au-dessus du seuil (environ 18 à 19 % selon la valeur retenue pour le maïs, à confirmer avec NutVal) et des protéines autour de 10 à 11 %, puis relève les vrais problèmes : risque de carence en niacine avec le maïs non traité, apport en légumineuses faible, absence de sel iodé, micronutriments insuffisants sans denrée enrichie ; elle propose une correction (50 g de légumineuses, huile enrichie, sel iodé, farine enrichie ou produits frais).

4. « Qu'est-ce que les termes de l'échange vous apprennent que les prix seuls ne disent pas ? »

Elle explique qu'ils mesurent le pouvoir d'achat réel d'un groupe de moyens d'existence, en combinant la valeur de ce qu'il vend (animaux, travail) et le prix de ce qu'il achète, et qu'ils constituent un indicateur d'alerte précoce plus parlant que le prix des céréales seul.

5. « Comment gérez-vous un programme de transferts en contexte d'hyperinflation ? »

Elle cite l'indexation, la valeur en devise de référence, les paiements fréquents, le suivi du taux parallèle, les risques de change dans le budget, la modalité alternative (coupons de produits ou nature) et la coordination au CWG.

Références clés

  • Manuel Sphère (2018) : besoins nutritionnels de référence et standard sur l'assistance alimentaire ; annexe sur les besoins nutritionnels.
  • Outil NutVal pour la planification et le contrôle des rations : HCR et PAM.
  • Orientations sur le panier de dépenses minimum : HCR, PAM et CaLP ; boîte à outils sur les besoins essentiels du PAM.
  • Minimum Standard for Market Analysis (MISMA) : CaLP.
  • Méthodologie et bulletins de l'initiative conjointe de suivi des marchés (JMMI) : REACH.
  • Indice de fonctionnalité des marchés et orientations sur le suivi des prix : PAM.
  • Note d'orientation d'ECHO sur les transferts monétaires à grande échelle et lignes directrices de BHA sur la justification des modalités et des valeurs de transfert.
Mise en situation

Le montant à fixer

Groupe de travail transferts monétaires, capitale régionale

Votre rôle

Vous représentez votre ONG au groupe de travail.

Le MEB alimentaire d'un ménage de 6 personnes est de 120. Une ONG propose de verser 120 à tous, une autre 60. Les prix des céréales augmentent de 4 % par mois depuis trois mois.

  1. Décision 1 sur 3Comment proposez-vous de fixer le montant ?

  2. Décision 2 sur 3Le groupe adopte 80. Comment gérer la hausse des prix ?

  3. Décision 3 sur 3Un bailleur demande pourquoi votre montant est inférieur au MEB complet. Vous répondez :

Exercice d'application : du prix au transfert

Dans une zone, le kilo de céréales coûte 0,60, les légumineuses 1,20, l'huile 2,00 le litre, le sel et le sucre 0,80 le kilo. Pour un ménage de 6 personnes et la ration de l'exemple, calculez le coût mensuel de la composante alimentaire. Les ménages ciblés couvrent environ 30 % de leurs besoins : proposez la valeur du transfert, son arrondi, sa fréquence et le seuil de hausse des prix qui déclenchera sa révision.

À retenir

  • Suivi des marchés : prix, disponibilité, délais de réapprovisionnement, accès ; comparer à une référence.
  • Termes de l'échange : un signal d'alerte précoce pour les éleveurs et les journaliers.
  • Ration Sphère : 2 100 kcal par personne et par jour, 10 à 12 % de protéines, 17 % de lipides.
  • Valeur du transfert = écart entre le MEB et la capacité propre du ménage, harmonisée au cluster et révisée avec les prix.

💼 Offres d'emploi en Sécurité alimentaire et moyens d'existence

Mettez cette formation en pratique : les dernières offres de ce domaine.

Voir les 52 offres en Sécurité alimentaire et moyens d'existence →

Préparez le test écrit et l'entretienExemple de test écrit corrigé dans ce domaine, questions d'entretien avec modèles de réponses et méthode STAR.Voir le test corrigé →
Pour aller plus loin : références de la formation
  1. Association Sphère (2018). Le manuel Sphère : normes minimales sur la sécurité alimentaire et la nutrition. spherestandards.org/fr/manuel-2018
  2. Partenariat mondial de l'IPC (2021). Manuel technique de l'IPC, version 3.1. www.ipcinfo.org
  3. Programme alimentaire mondial (2021). Consolidated Approach for Reporting Indicators of Food Security (CARI). www.wfp.org/publications/consolidated-approach-reporting-indicators-food-security-cari-guidelines
  4. PAM et FAO (2024). Global Food Security Cluster. fscluster.org
  5. LEGS Project (2023). Livestock Emergency Guidelines and Standards (LEGS). www.livestock-emergency.net
  6. Programme alimentaire mondial (2008). Food Consumption Score: guidance note (VAM). resources.vam.wfp.org
  7. FANTA / FHI 360 (2011). Household Hunger Scale (HHS) et Household Dietary Diversity Score (HDDS). www.fantaproject.org/monitoring-and-evaluation
  8. Food Economy Group, Save the Children (2008). The Practitioners' Guide to the Household Economy Approach. www.feg-consulting.com
  9. CILSS (2019). Manuel du Cadre Harmonisé. www.cilss.int
  10. CaLP (2018). Minimum Standard for Market Analysis (MISMA). www.calpnetwork.org

Quiz du jour

3 questions pour vérifier vos acquis. Répondez à toutes pour valider le jour.

1Une chèvre rapportait 120 kg de mil en mars et 50 kg en juin. Cela indique :
2La base énergétique d'une ration générale selon Sphère est de :
3La valeur d'un transfert alimentaire correspond en principe à :

← Jour 4Jour 6 →